Kenya : de Londres à Nairobi, l'itinéraire meurtrier de la «veuve blanche»

Samantha Lewthwaite, surnommée la «veuve blanche», suspectée d'avoir joué un rôle dans l'attaque meurtrière du centre commercial Westgate de Nairobi.
© REUTERS/Interpol/Handout via Reuters

La police kényane a déclaré lundi étudier des informations sur cette citoyenne britannique « impliquée» dans l'attaque du centre commercial de Westgate. Des otages ont, en effet, signalé la présence, parmi les terroristes, d'une femme « à l'accent britannique ». Une donnée confirmée par la ministre des Affaires étrangères kényane, Amina Mohamed, dans l'émission Newshour de la télévision américaine PBS. Portrait de celle qu’on appelle la « veuve blanche » et qui aurait pu jouer un rôle dans cette tragédie.

Une enfance terne dans une famille de militaires. A l’adolescence, elle se convertit à l’islam et porte depuis un hijab noir. Elle était enceinte de son deuxième enfant quand son mari, Jermaine Lindsay, 19 ans, lui aussi converti, s'est fait exploser le 7 juillet 2005 dans une rame de métro londonien, tuant 26 personnes.

Elle feint à l’époque la surprise et l’incompréhension et collabore avec la police avant de s’évanouir dans la nature avec ses deux enfants. Samantha Lewthwaite aurait rejoint, la même année, les shebabs de Somalie. Elle élèverait son fils de 9 ans et sa fille de 6 ans dans le culte du jihad, selon des notes manuscrites retrouvées dans une maison qu'elle louait au Kenya.

La police kényane la recherche ainsi que son second mari, un terroriste britannique qui se fait appeler « Oussama » et serait jugé « extrêmement dangereux ». Ils auraient participé à des attentats à la bombe dans des villes côtières et touristiques du Kenya.