Les derniers évènements au Mali au menu de la rencontre entre Hollande et IBK

Le président français François Holland a reçu son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta à l’Elysée, Paris, le 1er octobre 2013.
© REUTERS/Philippe Wojazer

Retour au calme à Kidal et à Kati ce mardi matin. Néanmoins, Ibrahim Boubacar Keïta qui devait rester à Paris pour une visite officielle a finalement décidé de rentrer plus vite que prévu. Le président malien a été reçu pendant une heure ce mardi matin à l'Elysée par son homologue français, François Hollande. A sa sortie, pas un mot avant de repartir rapidement à Bamako pour gérer en direct les foyers de tension.

« L’opinion publique malienne a besoin de sa présence », estimait ce mardi matin dans la cour de l'Elysée un diplomate français. L'opinion publique, mais aussi son équipe gouvernementale qui doit gérer tout à la fois un foyer de tensions à Kidal, dans le Nord, et à Bamako avec la récente surchauffe de Kati, certains ex-putschistes s'estimant oubliés des récentes promotions hiérarchiques.

C'est le ministre malien de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga, qui gère la crise chez les militaires. Selon nos correspondants sur place, ce dernier a rencontré lundi soir les contestataires en présence du chef d'état-major de l'armée assurant que le dossier devrait rapidement se régler. Selon des sources françaises, le président IBK a marqué sa détermination à réaliser au plus vite la réforme de l'armée : « ces soubresauts prouvent que la restructuration de l'armée est un gros chantier qui prendra du temps », dit-on à l'Elysée.

Se concentrer sur la réconciliation

Concernant la situation à Kidal, Paris se dit optimiste. « Les tensions qui persistent vont progressivement se résorber au fur et à mesure du processus de réconciliation », assure un diplomate français. Dans un communiqué, l'Elysée confirme que le président malien a fait de la réconciliation sa première priorité. Une source française assure que IBK entend mener un dialogue avec les groupes armés et qu'il est prêt à prendre des mesures pour rétablir la confiance entre les deux camps.

D'ailleurs aujourd’hui même, on apprend que 20 nouveaux prisonniers MNLA et HCUA sont remis en liberté par le gouvernement. Paris confirme que le président Hollande et son homologue malien ont convenu de conclure un accord de défense sur des bases renouvelées et transparentes. En attendant, les troupes françaises restent sur le terrain pour poursuivre la lutte anti-terroriste. « Il faut rester vigilant », précise l'Elysée face à une menace qui demeure d'actualité.

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