La responsabilité des autorités pointée du doigt dans l'assassinat d'opposants tunisiens

Manifestations suite à l’assassinat de Chokri Belaïd, le 6 février 2013.
© REUTERS/Anis Mili

À Tunis, des manifestations sont organisées tous les mercredis depuis sept mois devant le ministère de l'Intérieur pour réclamer l'accélération des enquêtes officielles sur les assassinats des opposants, Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Hier, quelques milliers de protestataires se sont mobilisés après une conférence de presse de l'IRVA (Initiative pour la recherche de la vérité sur l'assassinat de Chokri Belaïd) qui a présenté une série de documents pointant du doigt la responsabilité directe des autorités.

Réactions tardives, manque de suivi de certains suspects, ordres et contre-ordres, promotion de cadres du ministère de l'Intérieur. Des informations qui pour l'IRVA, le groupe d'enquête sur l'assassinat de Chokri Belaïd, démontrent la complicité du ministère. Ses membres, des proches de la victime, parlent même de crime d'Etat, documents à l'appui censés prouver également la responsabilité de cadres d'Ennahda : « On sait la relation claire et nette entre les cadres d'Ennahda et les exécuteurs de l'assassinat, Ansar al-Charia et les terroristes libyens », affirme Abdelmajid Belaïd, le frère du défunt.

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Cette fois, la manifestation, plus importante que d'habitude, a pris la direction la Kasbah, la place du gouvernement. « On est là pour dire : À bas ce gouvernement qui a soutenu les intégristes, les terroristes », explique Jaouadi Kelifa, un militant d'opposition.

Parmi les slogans : « Pas de dialogue national avec des terroristes ». Selon des députés d'opposition présents, ces nouvelles révélations remettent en question les négociations de sortie de crise attendues dans les prochains jours.

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