Mali: les mutins de Kati neutralisés par l’armée

Le ministre malien de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga annonce que l'armée a repris le contrôle du camp de Kati, près de la capitale. Cette base militaire était, jusqu’ici, le quartier général des anciens rebelles, responsables du coup d'Etat de mars 2012. Toutes les armes ont été saisies et une vingtaine d'anciens responsables de la junte ont été arrêtés.
Dans la garnison militaire de Kati la récréation est effectivement terminée. Ceux que le gouvernement malien qualifie désormais de «mutins» ont été matés, toutes les armes individuelles et collectives saisies.
D’après nos informations, au moins une vingtaine de militaires ont été arrêtés. Parmi eux, le colonel Youssouf Traoré, un ex-homme fort de la junte et le capitaine Amadou Konaré, qui portait le titre ronflant de numéro deux de la junte. Au moins six autres soldats et sous-officiers ont pris la poudre d’escampette. Une procédure disciplinaire est ouverte à l’encontre de tous.
Le général Sanogo privé de ses armes
Reste le cas du général Amadou Sanogo, le chef de l’ex-junte. Il est toujours chez lui, à Kati, il n’est pas inquiété, mais toutes les armes détenues par sa garde à son domicile, ont été récupérées et réintégrées dans le dépôt logistique sécurisé de l’armée malienne. Il n’y a donc plus dans le camp militaire de Kati deux armées maliennes, mais une seule.
Dans un communiqué, le ministre malien de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga, qui est au cœur du règlement de l’affaire, prévient : conformément aux instructions du président Ibrahim Boubacar Keïta, aucun manquement à la discipline ne sera toléré.

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(4) Réactions
Félicitation pour IBK
Félicitation pour IBK
C'est ça l'idiotie! Bien
C'est ça le probleme! Bien avant l'élection de IBK, le Capitaine-Général SANOGO devait quitter le MALI et aller se mettre à l’abri quelques parts sous les tropiques. Le temps de se faire oublier.
C'est bien, il faut restaurer
C'est bien, il faut restaurer l'autorité de l'Etat malien.
Pas mal comme réaction
Pas mal comme réaction de la part du gouvernement,mais le fameux sanogo mérite un traitement autre que celui de la tolérance, car la prétention n'est pas un état d'esprit passager, et il pourrait en coûter cher au Mali de garder dans son armée un individu indûment promu, qui s'attendra certainement à un traitement hiérarchique sans légitimité avérée. À bon entendeur,...