Union européenne / Italie - 
Article publié le : vendredi 04 octobre 2013 à 04:36 - Dernière modification le : vendredi 04 octobre 2013 à 04:39

Naufrage à Lampedusa: la politique d'immigration de l'UE montrée du doigt

Des bateaux patrouillent pour tenter de retrouver les disparus après le naufrage au large de l'île de Lampedusa, le 3 octobre.
Des bateaux patrouillent pour tenter de retrouver les disparus après le naufrage au large de l'île de Lampedusa, le 3 octobre.
REUTERS/Enza Billeci

Par RFI

Selon le dernier bilan, le naufrage d'un navire de migrants clandestins qui s'est déroulé dans la nuit de mercredi à jeudi, a fait au moins 130 morts. Il s'agit de l'une des catastrophes les plus meurtrières que l'île italienne de Lampedusa ait connue. Alors qu'on dénombre encore 200 disparus, ce drame soulève une nouvelle fois la question de la politique migratoire répressive de l'Union européenne.

Avec notre bureau à Bruxelles,

Tous les pays riverains de la Méditerranée en appellent depuis dix ans à la solidarité des pays du reste de l'Europe. La règle qui prévaut depuis 2003 est en effet que les candidats à l'asile dans l'Union européenne n'ont le droit de déposer de demande que dans le pays par lequel ils sont entrés dans l'UE. Les pays du sud ont donc l'impression d'être laissés seuls face à un afflux de migrants de plus en plus important.

► À (RE)ECOUTER : Lampedusa, l’île des faux espoirs pour des milliers de migrants

Une série d'outils communs ont cependant été mis en place, parmi lesquels on peut citer des aides financières ou encore l'agence Frontex de surveillance des frontières

européennes. Il y a aussi un important volet de communication avec les pays de départ, en particulier les accords de réadmission par lesquels plusieurs pays du sud de la Méditerranée s'engagent à accepter le retour d'immigrés partis clandestinement vers l'Union européenne.

Les débats vont repartir de plus belle dès la rencontre lundi des ministres de la Justice à Luxembourg. Une rencontre où sera lancé le système Eurosur, destiné à repérer et à sauver les embarcations de migrants. Même si la Commission européenne souligne qu'il y a plus de candidats à l'asile en Allemagne ou en France que dans les pays méditerranéens.

« Couloirs humanitaires »

A la télévision italienne, la ministre de l'Intégration, Cécile Kyenge, originaire de République démocratique du Congo et première Noire dans un gouvernement italien, a réclamé l'instauration de « couloirs humanitaires pour rendre plus sûres ces traversées sur lesquelles spéculent des organisations criminelles ». Elle demande aussi des facilités administratives pour accueillir ces migrants.

Cecile Kyenge

Ministre de l'Intégration italienne

Nous sommes face à une situation d'urgence (...) C'est donc la responsabilité de l'Europe.

 

04/10/2013 par RFI

→ À (RE)LIRE : Les migrants africains souvent «aux mains de mafieux sans scrupules et racistes»

tags: Immigration - Italie - Union Européenne
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(3) Réactions

Quelle hypocrisie !

Quelle hypocrisie ! d'une part on fait tout pour ne pas laisser entrer les migrants, mais ceux qui y arrivent en toute conscience de mettre leur vie en danger sont accueillis dans des centres de rétention avec possibilité d'accéder à l'Europe continentale. Une des mesures qui dissuaderait bcp d'entre eux de tenter l'aventure serait de renvoyer systématiquement tous ceux qui arrivent à passer les mailles du filet et qui débarquent à Lampedusa ou ailleurs. Ça assécherait les réseaux de passeurs et ça ferait moins de victimes. L'autre hypocrisie est de tout faire pour rendre leurs passages périlleux puis de pleurer les pauvres victimes ..... Si vous ne voulez pas pleurer, accompagnez-les à bon port ! On se moque de qui ?

c jamais pris en compte

c jamais pris en compte

le probleme c quoi

le probleme c quoi
tout le monde est au courant de ce probleme ce n est pas a l Italie de le resoudre c a l europe meme a la communaute internationale mais on ne fait rien on laisse des gens mourir c m pas ca c laisser crever sous nos yeux et une fois que c arrive on s offusque quelle ironie c dur pour un pays d accueillir c hommes et femmes enfants c une histoire de devoir de memoire.ce sont nos freres on leur doit un maximun de respect
un jour viendra ou l Afrique se reveillera mais c pas gagne

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