Attaque du Westgate à Nairobi: des assaillants islamistes très décontractés

Sur les images, on peut voir deux des agresseurs munis de kalachnikov arpentant le bâtiment et semblant rechercher de nouvelles victimes. Au moins 67 personnes ont été tuées lors de l'attaque.
© REUTERS/Citizen TV/via Reuters TV

A Nairobi, pour la première fois depuis l'attaque du centre commercial Westgate il y a 15 jours, des images de vidéosurveillance ont été diffusées ce samedi 5 octobre sur une télévision kényane. Des images qui montrent les assaillants islamistes très décontractés et arpentant les rayons du mall. Un porte-parole de l’armée kényane a par ailleurs annoncé le nom de quatre agresseurs.

Sur ces quelques minutes de vidéosurveillance, on voit quatre hommes, sacs en bandoulière, circuler dans une partie du supermarché Nakumatt. Ces images datent du samedi 21 septembre en fin d’après-midi, soit environ quatre heures après le début de l’attaque terroriste. A ce moment-là, des dizaines de personnes sont encore dans le mall, dissimulées dans des magasins, terrifiées.

L’un des assaillants est filmé près des caisses du supermarché, il discute au téléphone et tient son fusil d’assaut dans la main droite. L’analyse des communications téléphoniques donnera sûrement des pistes cruciales.

Un porte-parole de l’armée kényane a affirmé que les quatre individus filmés avaient été identifiés et leurs noms sont parus dans la presse locale, qui correspondent à des membres connus d’al-Hijra, groupe extrémiste kényan affilié aux shebabs. Mais de nombreuses questions demeurent : qu’en est-il de ces cinq assaillants que les forces de sécurité kényanes affirment avoir tués ? Où sont les corps et correspondent-ils aux individus filmés ?

Ces images ont été diffusées par une télévision locale vendredi soir, qui les a obtenues de l’armée kényane qui contrôlait la vidéosurveillance du mall. Elles ont été rendues publiques alors que, depuis plusieurs jours, l’armée kényane est accusée d’avoir procédé à un pillage méthodique du centre commercial.

→ À (RE)LIRE : Le Kenya en deuil s’interroge sur l’identité des assaillants

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