Lampedusa: la recherche des corps perturbée par les conditions météo


©

Au large de Lampedusa, la recherche des corps de la catastrophe maritime est rendue difficile près de cette île au large de la Sicile en raison des conditions météorologiques. Le vent puissant et la houle perturbent le travail des plongeurs, mais du matériel vient d’arriver sur place. Les pays européens doivent « vite » se réunir pour trouver la « bonne réponse » à ce problème, a estimé ce 5 octobre le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault.

Avec notre envoyée spéciale à Lampedusa, Juliette Gheerbrant

Il y a beaucoup d’agitation sur le port de Lampedusa ce samedi 5 octobre. Le ferry Pietro Novelli a accosté alors que deux hélicoptères militaires survolaient la zone. Plusieurs équipes de secours se trouvaient à bord du navire dont une équipe spécialisée dans la recherche scientifique. Ils ont débarqué quatre bateaux dont une unité équipée d’un sonar pour repérer les corps. Ils ont aussi amené une petite dizaine de véhicules.

Gerbes de fleurs

La petite île de Lampedusa et ses 6 000 habitants n’est pas du tout équipée pour faire face à un drame de cette ampleur. Six ou sept gros camions, plein de matériel, ont aussi débarqué. L’un d’eux transporte des cercueils. Ce matin, les pêcheurs ont accompagné les rescapés sur le lieu du naufrage pour jeter des gerbes de fleurs.

Les opérations ici sont loin d’être terminées. Et pendant que le bateau déchargeait tout ce matériel, une trentaine de migrants sont montés à bord pour rejoindre les centres de rétention de Sicile. Ce sont des Africains mais aussi des Maghrébins qui ne sont pas des rescapés du dernier naufrage.

Quelle réponse politique ?

La présidente de la Chambre des députés, ex-parole du HCR, Laura Boldrini est à Lampedusa aujourd’hui. Une conseillère de l’ambassadeur de Somalie est, elle aussi, arrivée par le ferry, accompagnée de plusieurs responsables associatifs. Elle doit rencontrer les autorités et bien sûr les rescapés pour comprendre comment le drame s’est déroulé et qui sont, ou qui étaient, les 500 migrants qui espéraient trouver sur le sol européen un peu de paix et de quoi manger.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.