Les grandes dates de l'occupation jihadiste du nord du Mali

Des miliciens d'Ansar Dine à Kidal, en juin 2012.
© REUTERS/Adama Diarra

Janvier 2012 : Le MNLA attaque l'armée malienne à Ménaka. La rebellion accuse l'armée de provoquer les populations. Objectif annoncé par le mouvement touareg : « obtenir la paix et la justice pour le communauté de l'Azawad ». 

15-31 janvier : Les rebelles progressent et attaquent Aguelhok, Léré et Niafunké. L'armée régulière perd du terrain. 

3-4 février 2012 : Des rapports font état d’une offensive des rebelles sur la ville de Kidal. 

10-11 mars 2012 : Le MNLA prend le contrôle de Tessalit, dernière grande ville du nord à proximité de la frontière algérienne. L'armée communique toujours de la même manière et parle de « repli stratégique ». 

13 mars 2012 : Dans une vidéo, l’ancien chef touareg Iyad Ag Ghali déclare que son mouvement, Ansar Dine, « défenseurs de la religion » en arabe, est en première ligne dans ce conflit du nord. Il affirme se battre pour imposer la charia dans l'Azawad. 

30 mars 2012 : Kidal tombe aux mains de la rébellion.

 31 mars 2012 : La grande ville de Gao, située au bord du fleuve, est contrôlée par le MNLA. 

1 avril 2012 : Des rapports de Tombouctou signalent la prise de contrôle d’Ansar Dine sur le MNLA et la traque des combattants du MNLA. 

6 avril 2012 : Le MNLA déclare l’indépendance de l’Azawad dans le nord du Mali et appelle à un cessez-le-feu unilatéral. 

26 mai 2012 : Gao. Echec des discussions et des tentatives de rapprochement entre le MNLA ert Ansar Dine. 

28 juin 2012: Acculés par Aqmi, les combattants du MNLA quittent Tombouctou. Gao passe aux mains des islamistes du Mujao. 

30 juin au 2 juillet 2012 : A Tombouctou, alors qu'ils affirment appliquer la charia, les islamistes d'Ansar Dine et d'Aqmi pratiquent des mutilations et détruisent de nombreux mausolées et monuments classés au patrimoine mondial de l’Unesco. 

Octobre 2012: Amputations de 5 jeunes hommes soupçonnés d'avoir attaqué un bus à Gao. 

14 novembre 2012 : Ansar Dine renonce à vouloir imposer la loi islamique dans tout le pays, sauf dans son fief de Kidal. Le groupe armé se dit prêt à aider à « débarrasser » le Nord du « terrorisme » et des « mouvements étrangers ». 

16 novembre 2012 : Des représentants d'Ansar Dine et du MNLA rencontrent le médiateur Blaise Compaoré à Ouagadougou. Ils se disent prêts à « un dialogue politique » avec Bamako. 

10 janvier 2013 : Les insurgés islamistes d'Aqmi, du Mujao et d'Ansar Dine progressent vers le sud du Mali et chassent l'armée de la localité stratégique de Konna. 

11 janvier 2013 : Répondant à l'appel à l'aide lancé par le président malien, la France intervient militairement dans le cadre d'une opération baptisée « Serval ».

Notre dossier spécial: le document qui révèle la stratégie d'AQMI au nord du Mali

 

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