Affaire du port de Conakry: Bolloré condamné à payer 2,1 millions d’euros à son concurrent Necotrans


©

Le tribunal de commerce de Nanterre, dans la banlieue parisienne, vient de condamner, ce jeudi 10 octobre 2013, le groupe Bolloré à payer 2,1 millions d’euros à son concurrent NCT Necotrans. Au cœur du litige entre les deux groupes : la concession du terminal à conteneurs du port de Conakry.

L’affaire remonte au 8 mars 2011 quand en début de soirée, les bureaux de Necotrans, sur le port de Conakry, sont réquisitionnés par la force publique et cadenassés. Dans la foulée, le président Alpha Condé, élu trois mois plus tôt, résilie la concession de Necotrans et la transfère au groupe Bolloré qui estime que son concurrent a emporté le marché sur la base d'un dossier mensonger. Bolloré affirme aussi que les investissements promis par Necotrans ne sont pas au rendez-vous.

→ (RE)LIRE : Alpha Condé justifie l'octroi de la concession du port de Conakry

En ce mois de mars 2011, voilà trois ans que Necotrans est chargée de la gestion du terminal à conteneurs du port. En trois ans, 30 millions d'euros ont été investis, affirment ses dirigeants, et 90 autres doivent l'être. Mais ces arguments ne convainquent pas le pouvoir politique guinéen qui estime que Necotrans a failli à ses obligations.

→ ECOUTER : dossier Afrique économie : Guinée : controverses autour du port de Conakry

Expulsé du port de Conakry, pour faire valoir ses droits, le groupe demande alors un arbitrage international toujours en cours. Parallèlement, il saisit le tribunal de commerce de Nanterre pour obtenir 100 millions de dommages et intérêts de Bolloré. Le tribunal n'en aura accordé que deux au titre des investissements effectivement réalisés et qui ont bénéficié au nouveau concessionnaire, c'est-à-dire à Bolloré.