L’Angola veut de nouveaux avions de combat Sukhoi


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L'Angola vient d'acheter à la Russie des équipements militaires pour un milliard de dollars, notamment des avions de chasse. Le contrat a été signé la semaine dernière lors de la visite à Luanda du vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine. L'Angola retrouve ainsi son rang de principal client africain d'armement russe. En 2012, la Russie a annoncé avoir exporté près de 15 milliards de dollars d’armement dans le monde.

Clients africains

Après l'Algérie, c'est l'Angola qui achète massivement en Russie. Traditionnellement équipé de matériel soviétique, pendant toute la guerre froide, la dernière commande d'envergure datait de la fin des années 1990, avec l'acquisition d'une escadrille de Sukhoi-27 achetés d'occasion à la Biélorussie. Un chasseur de ce type fut perdu en juillet 2006, et la force aérienne angolaise a connu des difficultés à faire voler ces machines à la maintenance complexe.

Remise à niveau de l’armée angolaise

Depuis une dizaine d'années, l'armée angolaise a donc mis l'accent sur la formation de ses personnels, avec la mise en place d'une école de l'air moderne et d'un institut militaire technique, mais la situation des militaires du rang reste encore préoccupante notamment dans certaines casernes de l'armée de Terre, dont les équipements sont en partie dépassés, voire insalubres.

Le poids de la défense dans le budget

Pour 2013, le ministère de la Défense devait bénéficier d'un budget de 5,7 milliards de dollars, soit 8,26 % du budget national. Un effort qui, à en croire le quotidien russe Vedomosti, permet aujourd'hui à Luanda de se payer dix-huit avions de chasse Sukhoi-30 utilisés auparavant par l'armée de l'Air indienne.

Des fournisseurs diversifiés

L’an dernier, l'Angola avait décidé d'acquérir six avions d'entraînement brésilien Embraer Super Tucano dont le premier a été livré en juillet dernier. La police angolaise utilise, quant à elle, des hélicoptères Ecureuil fabriqués par le Franco-Allemand Eurocopter. Jusqu'alors l'armée de l'Air angolaise a refusé les offres chinoises malgré un fort lobbying pour pénétrer le marché militaire angolais.