Otages d’Arlit: action coup de poing des familles devant l’Elysée

Les proches des otages français enlevés au Niger, devant l’Elysée, à Paris.
© AFP PHOTO/BERTRAND GUAY

Des proches des otages français d'Arlit ont mené une action symbolique devant l'Elysée, ce mercredi 16 octobre 2013 dans la matinée. Ils ont déployé une banderole avec un message adressé directement au président François Hollande : « Libérez les otages ! ». Pierre Legrand, Marc Féret, Thierry Dol et Daniel Larribe, enlevés au Niger, sont retenus quelque part au Sahel depuis plus de trois ans.

Les proches des otages français d’Arlit avaient fait une tentative la semaine dernière, mais la police les attendait. Cette fois, il ne fallait pas que « l'opération » soit éventée. Ils sont donc arrivés en toute discrétion devant l'entrée principale du palais de l'Elysée vers 11h ce mercredi matin. Au signal, ils se sont enchaînés les uns aux autres et ont déployé une banderole pendant une dizaine de minutes appelant à la libération des quatre otages.

« L’idée n’est pas de venir en grand nombre, mais d’être là régulièrement pour rappeler aux ministres, au président que nous sommes toujours dans l’attente depuis trois ans, explique Frédéric Leclair, un ami de Pierre Legrand. Ils nous disent qu’ils font leur possible à chaque rendez-vous, mais ça fait trois ans qu’ils font tout leur possible ».

Les dernières nouvelles dont les familles disposent, c'est une preuve de vie sous forme de vidéo reçue il y a un mois. Depuis, ils ont le sentiment que rien n'avance et doutent même de la réalité des négociations. La discussion la semaine dernière avec un conseiller de François Hollande n'a pas fait disparaître ces réserves.

« On n'a pas envie d’être reçus une fois de plus pour un bla-bla habituel comme cela s’est passé mercredi dernier, précise Frédéric Leclair. Finalement, rien de nouveau est arrivé, donc maintenant c’est juste : " Faites votre travail, mais faites le maintenant correctement. On ne veut pas être reçus juste pour nous faire taire ou juste pour gagner du temps ". C’est fatiguant ».

Face à la sempiternelle question de la médiatisation des otages, Frédéric et ses amis ont choisi : « Oui, il faut parler de leur situation », notamment en organisant des rassemblements à Paris et en province.

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