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M23 ONU RDC

RDC: poursuite des pourparlers à Kampala dans un contexte des plus tendus sur le terrain

A Kiwanja, où se trouvent le M23 et la Monusco, on assiste ces derniers jours à un renforcement des positions.
© (Photo : Walter Astrada/AFP)

Les pourparlers se poursuivent à Kampala, en Ouganda, entre les délégations du gouvernement congolais et du M23. Cette semaine avait été présentée comme cruciale par tous les observateurs internationaux. Les envoyés spéciaux des Nations unies, de l'Union européenne et des Etats-Unis, notamment, avaient fait le déplacement mercredi 16 octobre, ainsi que le chef de la Monusco, Martin Kobler, avec l'espoir d'arracher un accord.

Les négociations se poursuivent encore ce dimanche soir 20 octobre, les délégations enchaînent les réunions. Selon plusieurs sources, les questions du désarmement et du cantonnement des rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) ont été abordées ces dernières heures.

La force des Nations unies en RDC, la Monusco, pourrait superviser ce cantonnement dans le camp de Rumangabo. Mais pour cela, il faudrait l'accord du Conseil de sécurité de l'ONU. Martin Kobler doit justement aviser le Conseil ce lundi, par vidéoconférence. Le chef de la Monusco est resté sur place alors que la plupart des représentants de la communauté internationale sont partis pour maintenir la pression sur les deux délégations.

Pour beaucoup d'observateurs nationaux et étrangers, les positions des deux délégations sont encore, dans le fond, trop éloignées. Le sentiment que chacun cherche à gagner du temps plane dans les esprits.

Sur le terrain, les belligérants se préparent à l'éventualité de la guerre

Il y a d'un côté l'armée congolaise, qui renforce ses positions sur l'axe Goma-Kibumba. Les habitants du Nord-Kivu ont vu passer samedi quatre bataillons des FARDC (Forces armées de RDC). C'était presque comme un défilé militaire. Le M23 a lui aussi renforcé ses positions, mais sur l'axe Kibumba-Kiwanja. Là, on parle de véritables fortifications, de pièces d'artillerie enterrées dans le sol.

Et puis, il y a cette information donnée par radio Okapi, la radio partenaire des Nations unies. Le chef du M23 Sultani Makenga aurait annoncé sur une radio locale son intention d'interdire aux casques bleus de circuler dans le territoire qu'il contrôle. Information démentie par le M23, qui affirme être prêt à laisser la Monusco faire son travail, à condition qu’elle n'attaque pas ses positions ou qu’elle « ne soutienne pas les FARDC ».

Toujours est-il qu'à Kiwanja, où se trouvent le M23 et la Monusco, on assiste ces derniers jours à un renforcement des positions de part et d'autres, avec du côté de la mission de l'ONU l'arrivée d'éléments de la nouvelle brigade d'intervention rapide.

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