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M23 Ouganda RDC

RDC: l’espoir d’un accord s’éloigne après la suspension des pourparlers

Les responsables du M23 et du gouvernement congolais (ici sur la photo) ont suspendu les négociations de Kampala, le 21 octobre 2013.
© AFP PHOTO / ISAAC KASAMANI

Toujours pas de signature à Kampala entre le gouvernement de la RDC et la rébellion du M23. La nuit dernière, les pourparlers entre les deux parties ont été suspendus sans que ces dernières ne trouvent d’accord sur les points clés, comme la question de l'amnistie des rebelles. Les discussions doivent normalement reprendre ce mardi 22 octobre, mais les espoirs de trouver un terrain d’entente pour signer un accord de paix se font de plus en plus minces.

Le chef de la diplomatie congolaise, Raymond Tchibanda, a choisi de rentrer à Kinshasa ce lundi matin. Il n’y a donc plus de haut responsable à Kampala. C’est un premier mauvais signe puisque sans tutelle politique, même si les discussions reprennent dans 24 heures, elles risquent fort de se concentrer sur des détails techniques et d’éviter les sujets qui fâchent, à savoir l’amnistie et la réintégration des ex-rebelles dans l’armée congolaise.

Ces points cruciaux sont aussi ceux qui ont fait capoter les discussions la nuit dernière. Pour les rebelles du M23, une amnistie au cas par cas n’est pas acceptable. Ils demandent une loi globale et qu’ensuite, individuellement, la justice choisisse de poursuivre certains chefs sous le coup de sanctions. Idem du côté de leur réintégration : le M23 voudrait un engagement que le gouvernement congolais refuse de leur accorder.

Casser le cycle rébellion, accord de paix, nouvelle rébellion

Résultat : les positions de base restent très éloignées. Le M23 ne veut pas d’un accord qui propose comme seules options le démantèlement de son mouvement sans contrepartie. En face, Kinshasa veut casser le cycle : rébellion, accord de paix suivie d’une nouvelle rébellion.

Au final, comme le résume un diplomate, pas de rupture, mais bien le sentiment d’un demi-échec. D’autant que sur le terrain, la situation reste explosive. La Monsuco s’inquiète ce lundi de l’instabilité dans l’est du pays. Elle exhorte les deux camps à signer rapidement un accord de paix pour éviter une nouvelle guerre.

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