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M23 RDC

RDC: suspension des pourparlers de Kampala, chacun fourbit ses armes

Un soldat des FARDC aux environs de Goma.
© REUTERS/Thomas Mukoya

Les pourparlers de Kampala ont été suspendus, c'est ce qu'ont affirmé dimanche soir à RFI les délégations du M23 et du gouvernement à l'issue d'un long week-end de discussions. Du côté du M23, on dénonce la mauvaise foi de la délégation gouvernementale qui aurait quitté la pièce après une altercation avec Roger Lumbala, le vice-président de la délégation rebelle, empêchant la finalisation de l'accord. Du côté de Kinshasa, on condamne l'obstination du M23 sur les questions d'amnistie et de réintégration. Des avancées, mais toujours pas d'accord en vue donc. La semaine dernière avait pourtant été présentée comme cruciale, avec un investissement sans précédent de la communauté internationale. En vain. Sur le terrain, au Nord-Kivu, les bélligérants, eux, semblent se préparer à toutes éventualités.

C'est peut-être l'adage le plus populaire en ce moment au Nord-Kivu : qui veut la paix prépare la guerre. Alors que toutes les parties assurent de leurs bonnes intentions à Kampala, chacun mobilise ses troupes. L'armée congolaise renforce ses positions sur l'axe Goma-Kibumba. Ce week-end, la population avait vu passer quatre bataillons FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) en direction de la ligne de front, à la manière d'un défilé militaire.

Le M23, plus discret peut-être, renforce aussi ses positions sur l'axe Kibumba -Kiwanja. Là, on parle de véritables fortifications, de pièces d'artillerie enterrées dans le sol.

La tension monte de part et d'autre

Pour la deuxième fois, la Monusco a accusé le M23 d'avoir tiré sur l'un de ses hélicoptères ce week-end. Si la rébellion assure ne pas vouloir empêcher la mission de l'ONU de patrouiller sur son territoire, elle prévient : si la Monusco attaque ses positions ou soutient les FARDC, le M23 répliquera.

Or à Kiwanja, qui est l'un des verrous pour Goma, où se trouve et le M23 et la Monusco, on assiste à un renforcement des positions de part et d'autres. Le M23 avec des pièces d'artillerie lourde pointées vers une base onusienne. Et la Monusco, elle, y a dépêché ces derniers jours quelque 300 éléments de la nouvelle brigade d'intervention rapide appuyés par des chars.

→ A (RE)LIRE : Martin Kobler sur RFI: «après le succès militaire, il faut une avancée politique en RDC»

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