Mali: après les évènements de Kati, l’inquiétude des proches des disparus

Militaire malien dans le Kati, près de Bamako.
© AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Après la mutinerie au camp de Kati contre le général Amadou Sanogo, chef de l’ex-junte, Amnesty International avait demandé aux autorités maliennes l'ouverture d'une enquête impartiale suite à la disparition et à la mort de plusieurs militaires qui s'étaient rebellés, le 30 septembre 2013. L'organisation évoque une « purge » menée par un groupe « qui se considère au-dessus de la loi ». Le ministère malien de la Défense a annoncé l’ouverture d'une enquête. Plus de trois semaines après les faits, les familles de militaires morts ou disparus s’inquiètent et demandent des nouvelles de leurs proches.

Traoré Saaba Sissoko
28-10-2013 - Par Serge Daniel

Parmi les militaires maliens disparus, il y a Youssouf Traoré, membre de l’ex-junte au pouvoir. Son épouse Traoré Saaba Sissoko est aujourd’hui très inquiète : « Je le cherche. Depuis qu’il a quitté la maison, la nuit du 30 septembre, je n’ai plus de nouvelles de mon mari. Je sais qu’à ce moment-là, ce sont des éléments de Kati qui sont venus le chercher. »

Après la mutinerie de Kati, au moins quatre militaires maliens ont été retrouvés morts, certains par balle. L’une des hypothèses qui circulent est celle d’un règlement de compte entre militaires auteurs du coup d’Etat du 22 mars 2012. Parmi eux, certains sont actuellement aux arrêts.

Devant les enquêteurs, ils auraient fait des déclarations accablantes contre leur ancien mentor, le général Amadou Sanogo. Ce dernier a été contraint de quitter le camp militaire de Kati et selon certaines sources, on l’oblige à être très discret. Il pourrait être rapidement entendu sur les évènements de fin septembre survenus au camp militaire de Kati et sur les cas de disparitions et de morts de militaires.

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