France: un agenda bien chargé pour les ex-otages

Les ex-otages, après avoir retrouvé leurs familles à la sortie de l'avion à Villacoublay, le 30 octobre 2013, ont un programme chargé.
© AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Arrivés ce mercredi 30 octobre dans la matinée, les quatre anciens otages ont été accueillis sur le tarmac de l'aéroport de Villacoublay par leur famille et le président de la République. Après un premier examen médical sommaire à Niamey, ils ont été directement amenés à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce pour des examens de santé plus complets. Ils ont ensuite passé la soirée en famille. Une soirée intime, dans un hôtel parisien, en prévision d'une journée de jeudi très chargée.

Ce jeudi devrait encore être une journée chargée pour les quatre anciens otages. Après avoir quitté l'hôpital du Val-de-Grâce à 18h15 ce mercredi, Daniel Larribe, Thierry Dol, Marc Féret et Pierre Legrand retrouveront le chemin de l'hôpital militaire parisien.

Pour plus de tests médicaux et sûrement aussi pour récupérer des résultats. On sera alors définitivement fixé sur leur état de santé. L'aspect psychologique de leur détention de 3 ans et de leur libération, devrait aussi être pris en charge.

Débrief

Ce mercredi, ce sont cinq heures que les ex-otages ont passé en compagnie de médecins et psychologues. Et ce jeudi, il en sera probablement de même.

Également au programme: un débrief avec les services de renseignements français. Ces entretiens durent en général quelques heures, car il est inutile d’éloigner trop longtemps encore une fois des anciens otages de leur famille et ils servent en premier lieu à obtenir des informations sur les groupes jihadistes qui opèrent au Sahel.

Ce qui intéresse les services de renseignement, c'est d'obtenir une estimation des effectifs, de leur armement. Ils espèrent aussi connaître les lieux où les preneurs d’otages se sentent en sécurité, leur mode de vie : sont-ils très religieux ? Est-ce que les hommes de troupes sont véritablement engagés dans un combat idéologique ou sont-ils plus enfermés dans un engrenage qui les a amenés à rejoindre ces groupes?

L'intérêt pour les services de renseignement est aussi de confronter les informations qu'ils pensaient avoir sur ces otages à la réalité. En clair, est-ce que les agents français étaient bien informés ? Les otages étaient-ils là où on le pensait ? Les troupes françaises ont-elles été un jour proche de les retrouver ?

Dernier point, ces entretiens permettent aussi de montrer aux otages les efforts déployés par l'Etat pour tenter de les retrouver. Ca peut être important pour eux qui viennent de passer trois ans dans le désert. C'est important aussi pour les services de renseignement qui tentent ainsi de désamorcer de possibles polémiques sur leur inefficacité ou le sentiment d'abandon que les quatre hommes ont pu ressentir.

→ A (RE)LIRE : N'oublions pas ceux qui restent : sept Français toujours en otages dans le monde

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.