Au Congo-Brazzaville, les commerçants victimes de l’explosion de Mpila manifestent leur désarroi

Photo prise à Brazzaville après les explosions du dépôt de munitions de Mpila
© AFP/GUY GERVAIS KITINA

Après les explosions de mars 2012, dans le quartier de Mpila à Brazzaville qui ont fait près de 300 morts, le gouvernement s’est attelé à verser des allocations et autres indemnisations aux victimes. Vingt mois après le drame, les commerçants sinistrés, plus d’un millier, se disent totalement à l’abandon et n’avoir pas perçu un seul centime jusque-là. Ils ont organisé mercredi 30 octobre une manifestation pacifique sous l’œil vigilant de la police pour exprimer leur ras-le-bol.

Les explosions de Mpila ont fait l’objet d’un procès. Mais le verdict rendu début septembre n’a pas réglé la situation dans son ensemble. Les commerçants sinistrés attendent toujours leurs indemnisations par le gouvernement. Ils s’opposent à un contrôle que le ministère des Finances se proposerait d’organiser, alors qu’un premier avait fixé le nombre des commerçants sinistrés à plus de 1 200. Mercredi, ils se sont retrouvés face à la police, lors d’une manifestation pacifique dans la zone du drame.

Jean Serge Ibara est le responsable des commerçants sinistrés de Mpila : « (Dans) les maisons dans lesquelles nous avions nos activités, pour la plupart, nous étions des locataires. Nous ne sommes pas propriétaires. Nous, c’est l’outil commercial, ce qui nous permettait d’exercer ! ... vous savez, l’évaluation qui a été faite il y a onze mois, aujourd’hui, elle n’est plus valable ! C’est ça les activités commerciales :  plus les jours passent, plus la facture augmente ! ».

Aussitôt après leur manifestation, il n’a pas été possible d’obtenir une réaction du ministère des Finances. Les commerçants peuvent encore patienter, parce que leur situation doit être examinée minutieusement pour éviter la fraude, a indiqué à RFI une source policière qui joue le rôle de facilitateur.

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