Madagascar: la diplomatie française déconseille à ses ressortissants d’aller à Nosy Be

Une scène de plage à Nosy Be, Madagascar.
© Tom Cockrem/Gettyimages.fr

A Madagascar, c’est un nouveau coup dur pour le tourisme à Nosy Be, petite île au nord du pays. Le Quai d’Orsay suggère aux voyageurs français notamment d’aller ailleurs. La semaine dernière, des ressortissants français ont été victimes d’attaques à main armée dans un domicile privé et dans un hôtel. Début octobre, le lynchage d’un Malgache et deux Européens avaient déjà mis à mal l’image de la destination. Les opérateurs touristiques espèrent maintenant que le deuxième tour de l’élection présidentielle, prévu le 20 décembre 2013, se déroulera dans le calme.

« Le regain d’insécurité de ces derniers jours doit conduire à s’interroger sur la possibilité d’une destination alternative ». C’est en ces termes que le site internet du ministère des Affaires étrangères français met en garde les voyageurs qui souhaitent se rendre à Nosy Be. Le site donne ensuite des recommandations comme éviter de se déplacer la nuit par exemple.

Une communication que comprend Eric Koller, le président de l’Office national du tourisme, même s’il aurait préféré que cela se fasse autrement : « Les chancelleries font leurs communiqués en avant, malheureusement nous, l’Office national, on arrive après alors que l’on devrait communiquer ensemble là-dessus. On veut prévenir avant de guérir et donc donner des informations telles que ne pas aller à 22h30 ou minuit marcher sur les plages de Nosy Be vu les tension en ce moment ».

Bientôt la fin de quatre années de crise ?

L’Office national du tourisme affirme cependant que les hôtels sont ouverts, que la situation est calme. Ils demandent néanmoins aux autorités de renforcer la sécurité sur l’île. Le drame récent de Nosy Be, puis ces dernières attaques surviennent après quatre années de crise politique, quatre années difficiles pour le tourisme. Les opérateurs comptent aujourd’hui sur les élections. « On espère tous, confirme Eric Koller. Je pense que c’est une voie de sortie, il faut y arriver. Je pense que c’est un des secteurs qui repartira le plus vite ».

Le secteur représente aujourd’hui 35 000 emplois selon les chiffres officiels. En quatre ans, le nombre de touristes a été divisé par deux à Madagascar.