Les otages français au Sahel et leurs ravisseurs écoutaient RFI

Les otages français à leur arrivée en France, ce 30 octobre 2013.
© Reuters/Jacky Naegelen

Comme Ingrid Betancourt dans la jungle colombienne ou les journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier durant leur captivité en Afghanistan, certains des otages libérés mardi 29 octobre ont pu écouter RFI pendant leur détention. C'était le cas de Pierre Legrand, le plus jeune. Il l'a raconté à son grand-père René Robert,  mercredi soir, au téléphone. Il lui a aussi raconté que les ravisseurs écoutaient la radio. 

« Lorsque je l’ai eu au téléphone, raconte René Robert, il m’a confirmé le grand bonheur qu’il a eu de m’entendre, et effectivement m’exprimer sur votre antenne.

Je ne sais pas à quelle période cela s’est passé. Il était dans l’Adrar des Ifoghas à ce moment-là – c’est ce qu’il m’a dit – et il m’a confirmé effectivement, que les moujahidines écoutaient RFI et lui avaient transmis les propos que j’avais tenu et qu’ils avaient même fait un commentaire en disant que ce que j’avais exprimé était quelque chose de bien.

Donc je suis incapable de vous dire ce que j’ai dit ce jour-là, parce que je ne saisis pas la période à laquelle cela s’est passé. Mais en tout cas je me félicite du concours que vous nous avez apporté – RFI – pour que les messages leur soient transmis, parce que Pierre nous l’a dit, c’est un grand réconfort.

Il a dû m'entendre au moins une fois et les propos ont été rapportés une autre fois. Je n’en sais pas plus et je n’ai pas posé beaucoup de questions. En tout cas on n’imaginait pas qu’ils puissent entendre. Il s’avère qu’ils nous ont entendus. Donc c’est précieux et c’est très fort ».