Assassinat des envoyés spéciaux de RFI au Mali: ce que dit l'armée française

Ghislaine Dupont et Claude Verlon, envoyés spéciaux de RFI au Mali, ont été enlevés et assassinés à Kidal, ce samedi 2 novembre 2013.
© RFI

L'armée française, qui maintient aujourd'hui environ 200 hommes à Kidal, a été prévenue de l’enlèvement de Ghislaine Dupont et Claude Verlon par un haut responsable de Kidal dès 13H15 TU. Une patrouille de véhicules blindés, partie de Kidal, a tenté de rattraper les ravisseurs, mais « à aucun moment l'armée française n'a été en contact visuel ou physique avec le véhicule en fuite », assure l’état-major de l’armée.

A 13H15 TU, le dispositif Serval est prévenu de l'enlèvement des deux journalistes de RFI. C'est un haut responsable local qui donne l'alerte et indique aux militaires français la direction dans laquelle est parti le 4X4 des ravisseurs.

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Aussitôt, affirme l'armée, un dispositif de surveillance est mis en place dans le secteur nord / nord-est de la ville. Il s'agit de points de contrôles. Dans le même temps, une patrouille à véhicule quitte la ville et s'engage sur la route de Tin-Essako, vers l'est. Selon l'état-major des armées, il s'agit de lourds véhicules blindés, de Type VAB, avec une trentaine de militaires à bord. Des forces conventionnelles, pas de forces spéciales, précise-t-on.

Des hélicoptères sont partis de Tessalit

Toujours selon l'état-major, des hélicoptères partent aussi de Tessalit, à 250 kilomètres de là. Un Tigre, un puissant hélicoptère d'attaque, et un Puma, qui peut transporter des commandos. Les hélicoptères volent vers Tin-Essako, pour remonter la route vers Kidal. Mais il leur faut environ une heure et demie pour arriver à Kidal. Ils n'observent aucun mouvement sur le trajet, a dit l'état-major à RFI.

C'est la patrouille en blindés qui, à une dizaine de kilomètres du centre-ville, découvre un véhicule à l'arrêt. Il est alors 14h50. A l'extérieur du véhicule se trouvent les corps de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon.

Les hélicoptères rejoignent la patrouille terrestre cinquante minutes après la découverte de la voiture, assure l'état-major. « A aucun moment, l'armée française n'a été en contact visuel ou physique avec le véhicule en fuite », souligne-t-on, rue Saint-Dominique. « Ce samedi, nous n'avions pas d'hélicoptère à Kidal », confie une source militaire.

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