RCA: à l’évêché de Bouar, une situation humanitaire déplorable

Dans la région de Bouar.
© (Photo : Carine Frenk/RFI)

En Centrafrique, la situation sécuritaire et humanitaire reste toujours tendue dans la ville de Bouar, après les affrontements qui ont opposé les milices paysannes - les anti-Balaka - aux éléments de l’ancienne Seleka, le 26 septembre dernier. Plusieurs milliers de personnes qui ont fui les affrontements sont restées à l’évêché de la ville et vivent dans une situation déplorable. Cependant, les agences des Nations unies qui ont quitté la ville au lendemain de ces attaques, ont dépêché une mission d’évaluation de la situation sécuritaire et humanitaire des populations, pour un éventuel retour des équipes onusiennes.

La cour de l’évêché de Bouar est remplie de monde, des enfants jouent sous un soleil ardent, des adultes se mettent à l’ombre des manguiers, et ces derniers, non seulement se préoccupent de la situation sécuritaire, encore chaotique dans la localité, mais aussi et surtout de leur situation humanitaire.

« Du côté de l’hygiène, franchement, ce n’est pas bon, témoigne l'un d'eux. Deuxièmement, du côté nutritionnel, ça ne marche pas, parce que tout le monde est dépourvu de moyens et on vit très mal. »

Mission d'évaluation

C’est pour tenter de répondre à ces besoins pressants que les agences onusiennes, qui ont quitté Bouar au lendemain de ces attaques, ont dépêché une mission d’évaluation de la situation.

« L’objectif de cette mission, explique son chef Bob MacCarthy, c’est de voir la situation sécuritaire, pour assurer que nous pouvons retourner le plus vite. Nous sommes même prêt à y retourner demain. »

Les autorités locales sont quant à elle, en train de mêler des actions pour favoriser le retour de déplacés chez eux. Le préfet de la Nana-Mambéré, Augustin Yangana-Yahote explique : « Nous avons tenu plusieurs réunions pour informer la population, pour l’encourager à regagner les domiciles. Il n’empêche que nous avons mis sur pied maintenant un système de patrouilles mixtes : Fomac, forces nouvelles et les forces de la gendarmerie et de la police. » Environ 3 000 personnes sont encore chez les religieux pour se mettre à l’abri.

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