Assassinat des deux envoyés spéciaux de RFI: l’hommage des auditeurs et de la profession (2)

Claude Verlon et Ghislaine Dupont.
© RFI

L'annonce de l’assassinat de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon, les deux envoyés spéciaux de RFI à Kidal au Mali, a provoqué un torrent d’émotion chez les auditeurs et dans la profession. Les messages continuent d’affluer par centaines à l’adresse rfihommage@gmail.com. Nous avons sélectionné quelques-uns parmi les plus touchants.

En République de Guinée, où j'ai travaillé quelques années, quand on se sent infiniment reconnaissant envers une personne, il est coutume de ne pas la remercier, elle, mais ses parents. Car c'est eux qui l'ont mise au monde, éduquée, et ont fait qu'elle existe et qu'elle est ce qu'elle est. Alors j'adresse, en sus de mes plus sincères condoléances, un immense merci aux familles et aux proches de Ghislaine Dupont et Claude Verlon.
Et je remercie aussi RFI, de les avoir recrutés.
Toujours dans ce pays, je n'avais chez moi pas de téléphone, pas de courant, donc pas de télé, mais une radio marchant sur batterie, qui captait RFI. Tous mes petits déjeuners étaient rythmés par les infos et les reportages. Et je n'étais pas la seule. Sur toutes les pistes, on voyait toujours des gens l'oreille collée à une petite radio écoutant votre antenne. Dans un pays à l'époque sous dictature, les habitants ne savaient peut-être pas écrire, mais possédaient une maturité politique incroyable grâce à vos programmes. Les médias guinéens n'étaient pas libres, mais l'oxygène de la connaissance existait grâce à votre radio, et à ses journalistes. Tout comme mon ami le peuple guinéen, je connais donc bien la voix de Ghislaine Dupont.
A mon retour en métropole, damned, je n'habitais pas Paris et n'avais donc plus accès à ma fréquence préférée (ni sur internet, à l'époque, pas encore si généralisé). Pour de vrai, cela m'avait beaucoup manqué. Je me sentais coupée du monde.
À la lecture des témoignages, je retrouve des personnes que j'ai eu la chance de connaître. Mon ancien fantastique professeur Guichaoua par exemple. Et je me dis que tous mes copains de promo, nous étudiions alors afin de travailler ensuite sur des projets de coopération, de développement, dans des pays désavantagés, doivent se sentir en deuil eux aussi. Que tous ceux qui ont eu le bonheur (même si des fois la souffrance) de connaître l'Afrique, ressentent logiquement de l'affection pour les journalistes d'RFI. Cela en fait du monde. Merci à eux tous, aux vivants et aux morts, de vous consacrer tant à nous aider à comprendre les autres, à comprendre le monde. Nulle mort ne doit être inutile, surtout quand il s’agit de martyrs pour la cause de l'Information, neutre, objective. Puissent ces assassinats renforcer la légitimité et l'essentialité, de la cause formidable de votre radio, même si on s'en serait bien passé...
Elisabeth Tisserand - Une auditrice

Mesdames, messieurs de la radio mondiale,
C’est avec une vive consternation que nous avons appris la nouvelle de l'assassinat de vos deux confrères
À Kidal, certes, ils ont la force brute des armes pour se faire entendre mais qu'ils n'ignorent pas non plus que c'est la force de l'information qui les a fait connaître dans leur soi disant revendication aujourd'hui ils retournent leurs armes contre ceux là qui les ont fait connaître.
Cet acte Mmes, Mrs, loin de vous décourager doit plutôt galvaniser votre ardeur par la soif des informations
Paix à leurs âmes!
Ghislaine et Claude à force de vous entendre tous les jours vous êtes presque devenus mes frères: l'Afrique consciente ne vous oubliera jamais.
Adieux mes frères.
Gilles Anani-Amouzou - Un auditeur

La nouvelle de la mort de Ghislaine Dupont et Claude Verlon nous a beaucoup révoltés et attristés. Personnellement, je n’ai pas de mot juste pour exprimer ma consternation et celle de journalistes du réseau ondes des Grands-lacs que je coordonne en ce moment ! Cependant, avec un recul sur le travail que ces héros du microphone ont abattu, nous sommes très fiers de leur professionnalisme et de l’amour qu’ils avaient pour leur travail. Pour preuve, ils en ont payé jusqu’au sacrifice suprême. Que la Rédaction de RFI trouve une consolation dans le fait que son travail remarquable aide des milliers d’auditeurs à travers le monde à sortir de l’ignorance de la sous- informations et qu’il poursuivre avec courage cette noble mission en mémoire de Ghislaine Dupont, Claude Verlon, Jean Hélène et tous les autres. Au nom du réseau : « Ondes des Grands-Lacs », je présente toute notre sympathie à la radio mondiale, RFI et aux familles des illustres disparus. Que leurs âmes reposent en paix et que vive à jamais la liberté de la presse !
Clotilde Aziza Bangwene - Journaliste en République démocratique du Congo

Je suis Essohouna Atoulelou, un Togolais vivant aux USA dans l'Etat de Pennsylvanie appris la mort des deux journalistes de RFI a Kidal par des hommes armes condamne fermement cet acte visant à faire taire les médiats. Ces terroristes seront neutraliser par tous les moyens et la radio RFI continuera à vivre pour toujours
Essohouna Atoulelou - Un auditeur togolais aux Etats-Unis

La grande Famille de Radio France Internationale est en deuil.
J'ai une pensée particulière pour vous tous, famille, collègues, amis qui vivez ces moments douloureux.
Je me joins à vous pour partager votre douleur car je suis très affecté par la disparition de Ghislaine et de Claude.
Deux Grands Journaliste-Reporter d' RFI disparaissent tragiquement mais leurs souvenirs resteront à jamais.
J'ai une pensée particulière pour vous tous, chers ex-collègues, du Service Reportage et du Service Maintenance,
car j'ai eu grand plaisir à travailler au sein de cette Grande Radio.
Je garde en mémoire cette grosse opération « Découverte 90 », à Conakry.
Claude qui m'y a fait découvrir sa passion pour l'Afrique.
Claude restera un exemple pour nous, Techniciens de Reportage.
Mes plus sincères condoléances à vous tous, famille, collègues, amis.
Eric Bellamy - Technicien de reportage

Transmettez, s'il vous plaît, mon amitié à Marie-Christine et ma totale solidarité avec tout le personnel de RFI.
Annick Cojean - Présidente du Prix Albert Londres

C'est avec beaucoup d'indignation et de consternation que j'ai appris la mort de Ghislaine Dupont abattue froidement par des criminels, des hors-la-loi. Ghislaine Dupont est l'amie des congolais, pour ne pas dire leur sœur. Elle a toujours milité pour une société juste et, à cet effet, elle n'a ménagé aucun effort pour dénoncer les atrocités et les injustices que les dirigeants africains font subir à leurs populations. Cette mort a créé un vide difficile à combler. Mais si Ghislaine est partie, je suis convaincu que Gislaine est avec nous, présente dans tous ses écrits et reportages. Je demande au Gouvernement français, épris de justice et de liberté, d'aider les peuples africains à recouvrer réellement leur liberté pour que triomphent les valeurs démocratiques pour lesquelles Gislaine a payé le prix de sa vie. Que Dieu Tout-Puissant puisse lui accorder sa grâce pour qu'elle repose en paix en attendant le retour de notre Seigneur Jésus-Christ. Ce message constitue pour moi un hommage mérité que je rende à cette illustre journaliste
Benoît Mbaya - Un auditeur au Congo

La voix de Ghislaine nous a bercés pendant des années. Elle avait un sens exceptionnel de concision dans ses interventions. Elle aimait l'Afrique et l'Afrique l'a trahie. C'est une honte et une grande tristesse pour nous.
Inconsolable inconditionnel de RFI
Daphtone Lekebe - Un auditeur

Chers amis de RFI
Auditeur de RFI, je veux manifester que je ne suis pas indifférent face à l'assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Ce ne sont pas des paroles convenues de condoléances que je vous adresse. Je pense à la souffrance de leurs collègues et de leurs familles dans ce moment de séparation brutale. Ils ont lutté pour accomplir dans leur profession ce qu'on peut appeler le bien et ils en sont morts. Je m'inscris dans une communauté d'espérance qui croit que le mal n'a pas le pouvoir de les faire « disparaitre ». Ensemble, vous poursuivez la tâche et, comme auditeurs, nous vous accompagnons.
Très modestement.
Jean Hassenforder - Un auditeur

Bonsoir,
Je suis une fidèle de RFI depuis que j'ai choisi d'élargir mon horizon du matin en écoutant les nouvelles du monde.
Je suis toujours profondément troublée lorsque l'on en vient à s'attaquer à des journalistes. Au delà des condoléances, la meilleure façon de leur rendre hommage c'est de continuer de faire ce que vous faites très bien.
Une auditrice mère d'un jeune JRI.
Natalie Simon - Une auditrice

Ghislaine, Claude,
Vous le saviez mieux que quiconque !
Vous en aviez conscience mieux que quiconque !
Le terrain, surtout en situation de conflit, accroît les risques dans notre métier.
Kidal, le Sahel, le Mali, cette terre d'Afrique à laquelle vous étiez si attachés, vous aura été fatale.
Une mort cruelle, injuste, forcément, incompréhensible, ô combien.
Cependant, et vous le saviez également, sur ce continent, berceau de l'Humanité, une humanité que vous incarniez tant, les morts ne meurent jamais, ils sont en nous, avec nous, autour de nous, dans le monde invisible, celui des ancêtres, nos ancêtres à tous.
Alors, à bientôt, sur la route de ce monde invisible, que vous n'avez pas demandé, mais qui vous a été imposée, violemment, méchamment, monstrueusement.
Et que nous rejoindrons tous un jour, où que ce soit et quelles qu'en soient les conditions.
Christian Eboulé - Journaliste à TV5MONDE

Chers confrères de RFI, salut.
En tant qu'ancien Directeur de la presse écrite Le Lutteur (presse privée togolaise), je sais l'importance du journalisme et du journaliste, animateur, reporter etc.
Je profite de cette occasion pour souhaiter mes condoléances les plus sincères à la famille RFI et aux familles respectives des défunts Ghislaine Dupont et Claude Verlon assassinés au Mali. Je ne les oublierai jamais.
Bon courage à vous et que leur âme repose en paix.
Patrick Komla Noamesi Alovor - Directeur de journal

Ayant, des antipodes, partagé la vie de RFI pendant plus de 25 ans, je ne peux que m'associer à votre douleur et vous dire combien cette horrible tragédie m'a bouleversé. Puissent Gigi et Claude ne jamais disparaitre de votre - notre - mémoire collective.
Jean-Pierre Zajac - Journaliste à Sydney (Australie)

A vous journalistes, à vous auditeurs, à vous tous,
Je ne les connaissais pas et, pourtant, c’est avec des larmes, c’est avec des yeux rouges et c’est avec un cœur gros comme ça que vous écris ce mot. Ghislaine et Claude étaient des grands. Des grands journalistes. Des grands humains. Ils parcouraient le monde. Ils rencontraient, ils racontaient et ils témoignaient. Avec force. Avec justesse. Avec talent. Ils incarnaient un journalisme auquel je crois. Du haut de mes 17 ans. Un journalisme qui, loin de m’effrayer, me fait tant rêver. Un journalisme d’enquête. Un journalisme de terrain. Un journalisme que j’aimerais, un jour, pratiquer. Un journalisme qui, chaque jour, oui, chaque jour, me fait un peu plus avancer.
Paul-Luc - Lycéen, 17 ans, lauréat des Bourses de la Fondation France Télévisions
Je suis chercheur associé dans une UMR CNRS Aix Marseille université et responsable d'un projet de recherche au Sénégal. Je vous écoute souvent et toujours lorsque
je suis à Dakar.
Bravo pour la richesse de votre travail, unegrande tristesse pour la perte de vos deux journalistes de grande qualité. Tous ceux qui travaillent dans ces régions saventcombien c'est difficile, complexe et nécessaire d'y être, de poursuivre avec courage contre la barbarie, l'obscurantisme mais aussi les simplifications abusives.
De tout cœur avec vous, un grand merci et courage!
Dominique Chevé - Chercheur à Aix-Marseille

Terrifié et scandalisé par la nouvelle de l'exécution barbare de mes amis Ghislaine Dupont et Claude Verlon, Je tremble de douleur et je fais un effort pour écrire et dire que Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient des apôtres de la paix et de la démocratie. Qui pouvait ignorer cette belle voix qui relatait brillamment des faits à Kinshasa, à Goma, à Brazzaville, à Abidjan, à Bamako, à Dakar...!!! Quel coup dur pour le monde!!! Ils sont morts pour la liberté d’informer. En ce moment douloureux qui touche la corporation des journalistes nous voulons dire que nous sommes tous de la grande famille de Radio France Internationale (RFI) Gigi et Claude étaient vraiment des vrais AFRICAINS Le lâche assassinat des deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon est une grande perte pour la famille communicationnelle, en particulier la RFI. En ce moment douloureux, mes pensées vont vers leurs familles leurs collègues de RFI. Je suis et je reste convaincu que La mort de ces deux chevaliers de la plume et du micro n’entamera pas la volonté de Radio Mondiale (RFI) de poursuivre sa noble de mission d’informer et de participer à l’éveil démocratique en Afrique et dans le monde. Continuer d’informer C’est la seule façon d’honorer la mémoire de ces deux africains qu’étaient Gigi et Claude.
Luc-Roger Mbala Bemba - Directeur de la rédaction de l'Observateur à Kinshasa (RDC)

J’ai connu Ghislaine Dupont à Kinshasa en 2006, lors de son séjour tumultueux pour tenter de couvrir les premières élections présidentielles et législatives en RD Congo depuis 40 ans. J’étais alors attaché audiovisuel à l’ambassade de France, et je tentais modestement d’aider Ghislaine dans ses démêlés avec les autorités congolaises. Je me souviens nos discussions animées, nos désaccords parfois quand je tentais de faire valoir la voie de la diplomatie et que Ghislaine ne voulait entendre que celle de son engagement sans compromis pour la liberté d’informer, envers et contre tout.
Ghislaine était une grand journaliste, indépendante, professionnelle, passionnante et passionnée. Sa voix reconnaissable entre toutes, connue et aimée de millions d’Africains, à Kinshasa, Bamako, Abidjan et ailleurs, était l’une des plus attendue dans les journaux du matin de RFI Afrique. Elle révélait souvent ce que d’autres n’osaient dire.
Ses talents d’investigatrice, ses nombreux contacts sur le continent et sa grande rigueur journalistique lui permettant de « sortir » régulièrement des révélations qui mettaient en cause les intérêts des hommes de pouvoir, les plus connus comme ceux de l’ombre. Au Congo parmi eux, Ghislaine s’était fait beaucoup d’ennemis. Mais en même temps qu’elle se faisait menacer ou agonir d’injures par les hommes du pouvoir, elle devenait de plus en plus aimée du petit peuple, les congolaises et congolais de la rue épuisés de misère et oubliés de tous.
Je travaille aujourd’hui pour la Fondation Hirondelle, une ONG Suisse de journalistes qui crée ou soutient des médias d’information indépendants dans les zones de crise. Ghislaine avait travaillé pour la Fondation Hirondelle quelques mois en 2002 lorsqu’elle avait dirigé et formé les journalistes de la rédaction de Radio Okapi, la radio des Nations Unies créée et gérée en partenariat avec la Fondation Hirondelle. Nous mettons en œuvre aujourd’hui, depuis cet été, un nouveau studio de radio à Bamako pour permettre à des journalistes maliens de produite et diffuser des informations professionnelles, indépendantes et impartiales à l’attention de toutes les populations du pays.
Ghislaine, comme son collègue et les autres journalistes de la rédaction de RFI qui sont morts au nom de ce beau métier, sont pour nous et nos équipes sur le terrain des confrères, des amis, et des modèles. Leur combat est aussi le nôtre, et il mérite plus que jamais d’être poursuivi, surtout là où il est d’une nécessité vitale, comme à Kidal, à Bamako, à Kinshasa ou à Bangui…
Nicolas Boissez - Permanent à l’ONG Fondation Hirondelle en Suisse

Quinze ans à suivre, jour après jour, ce travail exemplaire, Congo, Côte d'Ivoire, Mali. Intelligence et humilité. C'est ainsi je vous connais, que je me sens avec mes amis. Mes amis qui me font réfléchir chaque jour un peu plus et m'enrichissent, en qui j'ai confiance. Il y a des signes pour se persuader de cela. Je cherche parfois à mettre un visage sur une voix de RFI, quand je suis vraiment admiratif. Admiratif à la fois du courage, de la simplicité, je veux dire de la justesse, de la justesse et de la sobriété du ton, et bien sûr de la qualité du reportage.
Vous êtes les seuls comme ça et c'est vraiment fondamental... indispensable.
Adieu Ghislaine, adieu Claude. Bravo encore et encore.
Luc Cartigny - Réalisateur

Bonjour à tout le monde,
la RFI est depuis bien des années ma radio préférée. C est avec ses émissions intéressantes que j ai appris la langue française il y a 12 ans et j ai surtout apprécié les émissions sur l Afrique qui m ont beaucoup apprise sur la culture africaine. Quand j ai appris ce matin l'enlèvement et la mort des deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, cela m a énormément attristée. C est pour cela je voudrais moi aussi exprimer mes plus sincères condoléances aux familles des deux journalistes et à tous leurs collègues. Je voudrais aussi remercier a tous les journalistes qui au quotidien se mettent en danger pour nous tenir informés. C est un métier très important pour nous tous. Un grand merci!
Que leur âmes reposent en paix!
Michaela Sladkova - Une auditrice à Prague, République tchèque

A tout le personnel de RFI et à la famille et les amis de Gislaine Dupont et de Claude Verlon
Comme la grande majorité des auditeurs, c'est avec beaucoup de regret que j''ai appris l'assassinat de Gislaine Dupont et de Claude Verlon à Kidal. Je profite de l'occasion pour vous présenter mes sincères condoléances et pour rendre hommage aux journalistes de RFI pour leur professionnalisme, leur courage et leur dévotion.
Ousmane Kane - Chaire Alwaleed de l'Islam et des sociétés musulmanes contemporaines à l'université de Harvard (États-Unis)

Chers Reporters
Comme vous, je suis horrifié d’apprendre l’ignoble assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon.
Je tiens à m’associer à la douleur de leur famille et à celle de votre profession qui brave tant de dangers pour que nous soyons informés en temps réel, et je vous adresse à tous mes plus sincères condoléances.
Vous effectuez un métier qui force l’admiration, et que je suis régulièrement dans le cadre du Prix Bayeux-Calvados de Reporters de Guerre.
Nous nous souviendrons d’eux.
Cordialement vôtre.
Capitaine Daniel Granottier - Ambassadeur honoraire du Régiment de la Chaudière en France (Régiment québécois d’infanterie canadienne)

Vous êtes l'honneur de la profession. Pas parce que vous êtes les victimes d'un crime. Mais parce que vous avez été assassiné -d'après le peu qu'on en sait- pour avoir été au bon endroit, au bon moment, à faire librement du bon boulot.
Un très grand respect à toi Ghislaine, à toi Claude. Journaliste et technicien anonymes, loin des projos, des plateaux, vos noms brillent ce soir bien haut au firmament du journalisme.
Laurent Bailly - Journaliste

C'est avec beaucoup d'émotions et de tristesses que nous apprenons la mort de deux de vos journalistes Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Ils étaient ce lien très recherché entre la mère patrie et le pays de l'oncle Sam ou nous avons décidé de vivre. Ils ont été victimes de l'ignorance de ceux la même qu'ils cherchaient à informer.
Toutes nos sincères condoléances.
Isaac N. Nguepnang – Vice président du Springfield International Soccer Club (Illinois)

La main lourde, le cœur peiné, je meurs de douleur par la disparition de deux journalistes français, morts sur le champs de combat. Hier à 18h25, j'ai capté RFI. J'ai été accueilli par la musique classique. Ce genre de musique qui accompagne souvent une triste nouvelle m'a fait peur. Cinq minutes après j'ai été touché dans mon âme d'apprendre
l'assassinat inhumain de nos frères Ghislaine Dupont et Claude Verlon.
Toutes mes condoléances à la famille RFI.
Paix à leur âme!
Zézé Zoumanigui - Journaliste au quotidien La République, en Guinée Conakry

A la Direction de RFI
A toute l'équipe de rédaction
A tout le personnel
Aux nombreux auditeurs de RFI à travers le monde,
Je tiens, au nom de mon parti l'Union pour la Nation Congolaise et au mien propre, à vous présenter mes sincères condoléances à la suite de l'assassinat sauvage des journalistes reporters de votre radio Ghislaine Dupont et Claude Verlon par des hommes sans foi à Kidal, au Mali.
Le seul tort de ces journalistes aguerris est d'avoir voulu faire correctement leur travail : informer le monde du drame qui se déroule dans cette partie de l'Afrique. Ils sont morts pour nous, des véritables héros. Ils sont morts au service de l'humanité.
Je formule le vœu que cet acte ignoble ne puisse pas demeurer impuni pour ainsi honorer leur mémoire. Nous ne les oublierons jamais.
Je transmets les mêmes condoléances et toute ma compassion à leurs familles respectives.
Vital Kamerhe Président de l'Union pour la Nation Congolaise (UNC)

Bonjour,
nous sommes nombreux à la FIDH à être choqués par l'assassinat de Ghislaine et Claude. Non seulement parce que c'est un acte odieux mais aussi parce qu'ils étaient de grands professionnels, des potes et que nous nous retrouvions sur tous les terrains, sur tous les sujets et en particulier pour dénoncer les violations des droits humains et plaider pour leur respect. Eux, donnant la parole à tous, en premier lieu aux défenseurs des droits de l'Homme de tous les pays et bien sur à nous aussi.
La dernière fois que nous nous sommes retrouvés comme cela, en situation « pas simple » comme l'on aime à le dire pudiquement, c'était justement à Kidal en juillet pour la présidentielle....
Antonin et moi y étions pour mener des enquêtes pour la FIDH, et Ghislaine et Claude avaient fait des pieds et des mains pour arriver jusqu'à Kidal, et y étaient déjà depuis plusieurs jours.Ils avaient commencé une série de reportages, dormaient à la dure au gouvernorat, informaient le monde. Pendant une semaine, ils étaient les seuls journalistes présents à couvrir la tension et les accrochages réguliers. On s’échangeait des bouteilles d'eau sous 40° degré à l'ombre et on se tenait au courant de nos déplacements et des conditions de sécurité. On suait comme des bêtes, mais on était bien, on travaillait. On a fait une interview. Ma dernière avec elle qui m'avait interrogé tant de fois, à toute heure et qui m'avait fait recommencer tant de fois ! :
« Non allez reprend, tu peux me le dire plus simplement !  Claude, on peut balancer le son de Florent pour le journal de 19h00 ? »,
« Yep ! » répond-t-il depuis le fin fond du Nord du Mali, comme si c'était simple, tout cela.
Voilà c'étaient des pros. Profondément humains et engagés pour leur métier, pour l'Afrique qu'ils aimaient passionnément, pour le monde, pour RFI bien sur. Quand vous avez à vos côtés, Ghislaine, Claude, Olivier, Cyril, Sonia, Donaig et tous ceux qui baroudent depuis si longtemps pour nous informer au quotidien, vous avez moins peur, vous savez qu'ils sont là, que vous avez fait les bons choix, que c'est un peu plus "safe".
Et puis la nouvelle tombe...
Et l'on sait que malgré toute l'expérience, les précautions prises, les contacts et l’intelligence qu'il faut pour tenir 5, 10, 15 ans dans les endroits dangereux de la planète, l'on est jamais à l'abri de la lâcheté et des logiques absurdes des hommes en armes, des groupes armés. Les journalistes et les défenseurs des droits de l'Homme n'ont pas d'armes et ne veulent pas en avoir. Les journalistes sont les plus exposés avec leur « en direct de... ». Ils deviennent mêmes des cibles car ils sont souvent les premiers sur le terrain ou à évoquer des exactions qui sont en cours ou qui ont eu lieu.
Alors à tous ceux qui disent, « Ils n'ont pas suivi les consignes de sécurité… », nous leur disons : « C'est ce que vous vous dites quand vous êtes informé en direct depuis votre salle de bain ? Vous les avez vu travailler ? Ce n’est pas plutôt les autres, ceux qui leur ont fait cela, qu'il faut juger et condamner ? ».
Voilà, on pense avant tout à leurs familles, à vous tous, les amis de RFI qui continuerez malgré tout à travailler - parce que vous êtes comme ça - à tous les amis journalistes qui sont actuellement là-bas et ailleurs, à Ghislaine et Claude que nous ne reverrons plus, qui ne nous rassurons plus par leur voix, leur direct d'ailleurs et leur présence.
Ils vivront en nous.
Florent Geel - Responsable du Bureau Afrique à la Fédération internationale des ligues des droits de l'Hommme (FIDH)

Je suis bouleversé par le décès de mon ami Claude. En effet Claude et moi ont lié amitié dans le vol Air France AF 3872 du 25 octobre. Il occupait le siège 27B et moi le 26B. C'est ainsi que Claude et moi ont fait la connaissance. Nous avons longuement échangé, il m’a remis sa carte de visite et présenté son passeport, pour me prouver son âge car il me trouvait très jeune par rapport à lui.
Quand j’ai vu les premières image sur France24, je l'ai reconnu aussitôt car c'est la même photo qu'il avait sur son passeport. Cet gentil homme m'avait promis de me rendre visite à mon domicile à Kalaban Coura, non loin de l'aéroport BKO Sénou à son retour de son reportage, je l'attendais avec impatience. […]
À notre descente de l'avion, il me dit, mon ami Ousmane tu peux me donner mon sac? Je me suis exécuté immédiatement. Un sac à dos avec le logo RFI, je vois encore le film. Que c'est horrible de mettre fin brutalement à une vie aussi riche, car j'ai beaucoup causé avec Claude un homme fantastique avec un cœur aussi grand.
J'étais fou de rage quand j'ai appris son décès hier soir vers 20h30. J'ai appelé au (33-1) 56401212 sur la carte qu'il ma laissé, mais le standard était fermé à cette heure, un message m’a envoyé au service d'urgence, j'étais malade de ne pouvoir réagir aussi tôt. Suite à notre causerie de ce vendredi 25 octobre 2013, je me demande aujourd'hui, si mon ami Claude ne présentait pas sa mort ?
Que la terre lui soit légère Amen.
Je présente mes condoléances à toute sa famille, ses collègues de RFI et France 24. Bon courage a vous tous pour votre devoir d'information, que dieu vous bénisse bonne suite a RFI et France 24.
Ousmane Tapo - Un auditeur

A leurs confrères, consœurs et parents.
Je partage votre colère et votre tristesse, après l'assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Partis au Mali pour faire leur métier et nous informer, tout simplement, ils ont été victimes d'un acte odieux.
Comme auditrice régulière de RFI, seule radio française à nous ouvrir les yeux sur des réalités par ailleurs quasiment ignorées, comme habitante d'Issy les Moulin eaux, je m'associe à votre peine. Bon courage à toutes celles et tous ceux qui restent et continuent à faire le métier de journaliste.
Lysiane Alezard - Conseillère municipale d'Issy les Moulineaux

Bonsoir,
je ne suis qu'une petite journaliste de base, secrétaire de rédaction à Auto Moto. Mais mon émotion est forte et je tiens à la communiquer.
Lisbet Hériau - Secrétaire de rédaction au magazine Auto Moto

Ghislaine et Claude sont des vaillants combattants morts sur le champs de bataille informationnelle. Leurs assassins ont tué les corps et nonleurs esprits car leur professionnalisme rayonnera toujours dans le monde entier au travers de milliers des journalistes qu'ils ont formés. La véracité, la franchise, la neutralité et l'impartialité avec lesquelles ces deux professionnels relataient des faits les avaient hissés au rang de grandes figures médiatiques mondiales, de références pour les jeunes journalistes. La chasse aux journalistes doit cesser. Que leurs âmes reposent en paix.
Mes condoléances à toute la rédaction de RFI
Octave Mukendi - Journaliste à Africanews à Kinshasa

Je suis auditeur de RFI en RDC et j'ai eu à suivre les reportages de Ghislaine Dupont dont j'ai apprécié la qualité et l'impartialité. Je regrette profondément sa disparition.
Jean Mazau-Tshikambi - Un auditeur

Bonjour,
Auditeur de RFI depuis 33 ans, je viens à vous pour adresser mes condoléances aux familles de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon, ainsi qu'à RFI. C'était un plaisir d'auditeur que d'entendre la voix tout à la fois chaleureuse et détachée de Ghislaine Dupont, dont la rigueur et la précision du propos, toujours constantes, ne ressortent avec une grande force, hélas, qu'une fois sa disparition survenue. Claude Verlon, je ne l'ai jamais entendu, mais je pressens que sans des hommes de sa trempe, l'écoute était impossible. Alors, qu'ils aillent en paix.
Augustin Boujeka - Maître de conférences à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense

L'Association de la Presse Etrangère au Sénégal (APES) a appris avec tristesse et consternation l'enlèvement et l´exécution de nos deux confrères de Radio France Internationale (RFI), Ghislaine Dupont et Claude Verlon, par des éléments armés dans le nord du Mali.
L'APES condamne avec la dernière énergie cet acte lâche, inhumain et profondément regrettable, en souhaitant que les auteurs soient poursuivis, arrêtés et traduits devant les tribunaux afin que plus jamais une telle barbarie ne se reproduise.
En cette douloureuse circonstance, l'APES exprime toute sa sympathie à RFI et présente ses condoléances les plus attristées aux familles de Ghislaine Dupont et Claude Verlon.
Saliou Traoré - Président de l’Association de la Presse Etrangère au Sénégal (APES)

Ghislaine Dupont, notre amie, nous ne t'oublierons jamais.
A Kinshasa, entre différents reportages à l’Est de la République Démocratique du Congo, tu trouvais le temps de venir voir et commenter nos séances de répétitions et donner tes avis - toujours suivis - sur les différentes productions du Groupe Culturel et Artistique Les « Kamikaze » de la République Démocratique du Congo, notre Unité Culturelle et Artistique d'Education Civique et de Sensibilisation des Populations, spécialisée dans le Théâtre Social et Engagé et dans les Conférences en langues africaines. Tu es restée émerveillé par tant d'audace et de témérité de nos Jeunes Artistes dont tu as galvanisé le courage par des suggestions à la fois constructives et originales.
Tu nous disais souvent que les Congolais sont ingénieux et donc capables de beaucoup de prouesses mais qu'il leur manquait un peu de volonté politique pour se hisser à un niveau tel que les autres Nations n'auraient de cesse de nous respecter parce que nous le méritons bien. Nous avions retenu tout cela et comme tu le sais aussi bien, nous l'avions intériorisé en nous et cela est resté ancré jusqu'à ce jour.
Ghislaine, notre amie, notre sœur française,
Ceux qui viennent de t'ôter la vie ont commis là le crime le plus odieux de leur existence ici-bas. Ils le paieront d'une manière ou d'une autre. Ils seront punis tôt ou tard car en Afrique, on ne tue pas une Femme parce qu'elle incarne la Vie, elle donne la Vie.
Le Monde pleure aujourd'hui une Femme, une vraie.
La France vient de perdre une Journaliste professionnelle de haut niveau. De très haut niveau.
L'Afrique perd une voix qui plaidait toujours en sa faveur.
La République Démocratique du Congo que tu as servi pendant plus de dix ans sans désemparer avait reconnu tes mérites mais il y avait tellement d'intérêts en jeu, tu gênais tellement beaucoup de gens qu'elle t'a payée en monnaie de singe mais le Groupe Culturel et Artistique les « Kamikaze » te sera reconnaissante à jamais...
Vas en paix. Repose- toi auprès du Père Éternel et sois consciente à jamais que ton œuvre a marqué de millions d'auditeurs et d'amis à travers le Monde.
Tu resteras à jamais présente au sein de notre Groupe.
Nono Norbert Kanzumba, Directeur Artistique National et Représentant Légal du Groupe Culturel et Artistique Les Kamikaze de la R.D.C.

C’est avec une très grande tristesse et une vive colère que nous avons appris ce samedi 2 novembre l'assassinat de vos confrères. Cette nouvelle m'attriste profondément d'autant plus que Mme Ghislaine Dupont a servi en Côte-D’ivoire, mon pays et sa voix nous est familière ici. Dans les moments difficiles qu'a traversé la côte-d'ivoire, la radio mondiale RFI a été un soutien et vos reporters ont fait du bon boulot. Nous vous devons beaucoup dans le retour au calme dans notre pays. D’ailleurs une de mes cousines porte
le nom Ghislaine car mon oncle a aimé la voix chaude et simple de cette grande journaliste que ma famille connaissait juste par les ondes de la radio.
S’il vous plaît, ne cédez pas à ces barbares qui tuent les journalistes!
Ne vous taisez jamais!
Mes condoléances les plus attristées à RFI et aux familles de Ghislaine et Claude.
Tro Messan Paul Olivier, correspondant de l'agence ivoirienne de presse (AIP) à Tengrela (nord de la Côte-D’ivoire)

C'est avec beaucoup d'indignation et de consternation que j'ai appris la mort de Ghislaine Dupont abattue froidement par des criminels, des hors-la-loi. Ghislaine Dupont est l'amie des congolais, pour ne pas dire leur sœur. Elle a toujours milité pour une société juste et, à cet effet, elle n'a ménagé aucun effort pour dénoncer les atrocités et les injustices que les dirigeants africains font subir à leurs populations. Cette mort a créé un vide difficile à combler. Mais si Ghislaine est partie, je suis convaincu que Ghislaine est avec nous, présente dans tous ses écrits et reportages. Je demande au gouvernement français, épris de justice et de liberté, d'aider les peuples africains à recouvrer réellement leur liberté pour que triomphent les valeurs démocratiques pour lesquelles Ghislaine a payé le prix de sa vie. Que Dieu Tout Puissant puisse lui accorder sa grâce pour qu'elle repose en paix en attendant le retour de notre Seigneur Jésus-Christ. Ce message constitue pour moi un hommage mérité que je rends à cette illustre journaliste.
Benoît Mbaya – Un auditeur au Congo

Il est 08h30 passé de quelques minutes.
Je me prépare pour le culte de ce dimanche.
Entre temps j'écoute le journal Afrique de RFI en ondes courtes (a Bertoua, Est-Cameroun).
C'est alors que j'apprends la triste nouvelle.
Ghislaine Dupont et Claude Verlon ne sont plus de ce monde.
Je n'en reviens pratiquement pas.
Mais je suis contraint de l'accepter.
Dans les témoignages, je constate que Ghislaine et Claude étaient comme moi: mus par le goût du risque.
Ce métier est vraiment délicat.
Je le relève une fois de plus.
Je n'en suis pas découragé pour autant.
Je ne compte pas manquer la 1ere occasion de couvrir un conflit.
Toutes mes condoléances à la famille RFI. Merci pour le travail que vous faites. Ne vous découragez jamais.
Arnaud Kuipo – Un auditeur au Cameroun

Cette voix de Ghislaine je l'ai connue lors des affres de la terreur au Sierra Leone. Depuis, j'ai aimé sa méthode, le tranchant de sa plume et son omniprésence sur les scènes difficiles.
Je suis révolté que comme Joan Sutton et Jean Hélène, Ghislaine et Claude sont violemment tués.
De mon point de vue, ces journalistes ont été signalés par les collaborateurs des lieux. Comme si tout a été bien planifié; vue la présence militaire onusienne sur place, les ravisseurs ont été certes conseillés d'agir des la sortie de cette interview!
Qui pourrait aussi bien connaitre le programme des journalistes? Le chauffeur? L'interviewé ou l'autorité a laquelle le programme a du avoir été déroulé? Autant de questions sans réponse!
Courage à tous! Et que l'œuvre de quelques malintentionnés n'arrête point une si noble mission: celle d'informer !
Reposez en paix, vaillants combattants de la liberté!
Saa Emile Tolno – Un auditeur au Sierra Leone

Bonjour mes confrères et consœurs de la radio du monde !
Ma ville, la ville de Kinshasa étant dans le noir ce dimanche, j'ai appris l'assassinat de Ghislaine et Claude, d'un SMS venant de mon frère aîné, Odon Bwiti, qui se trouve actuellement dans un coin perdu de la RDC, mais où RFI est captée cinq sur cinq, où la voix de Ghislaine est très connue et très suivie.
Je transmets à RFI, la profonde douleur de ses auditeurs de ce coin, qui s'accrochent avec leurs petits postes radios pour s'informer. Colère et consternation se mêlent ce jour de deuil !
Ghislaine était une voix très familière au Congo; elle a fait naître dans mon pays, d'autres Ghislaine qui lutteront pour la liberté d'informer, la liberté d'expression en toute objectivité, afin que vivent dans la paix, la dans la cohabitation et dans la justice distributive, les communautés africaines.
Elle reste pour moi, une référence.
Paix à son âme! Avec elle, celle de Claude!
Willy Bwiti - Journaliste à l'Agence Galaxie Médias (AGM) à Kinshasa (RDC)

Bonjour à toute l’équipe,
J’aimerais par ces quelques mots dire combien je suis touché et bouleversé par la perte de nos amis journalistes. C’est une profonde incompréhension et la colère également qui m’animent, je ne comprends pas comment l’on peut nuire à des journalistes (pacifistes) dont le seul mal est de vouloir comprendre le monde.
Responsable d’une petite radio associative des les Alpes-de-Haute-Provence (Fréquence Mistral Sisteron), je suis d’autant plus touché par cet acte odieux puisque j’ai eu la chance de croiser la route de l’un de vos reporter que j’apprécie beaucoup, Sébastien Jédor a donné de la voix sur Mistral, il a réalisé son rêve d’adolescent en rejoignant votre structure et quel plaisir depuis 2002 d’entendre son nom et sa voix sur vos ondes puisque notre radio est partenaire de RFI depuis plus de 20 ans. Cela nous conforte dans l’idée de former des jeunes et tout faire pour leur permettre d’atteindre leurs rêves, quels qu’ils soient ! Alors bien sûr dans Alpes-de-Haute-Provence il n’y a guère de danger, mais nous réalisons également à notre façon notre devoir de journaliste avec cœur et sincérité.
Voila pourquoi j’ai beaucoup de peine pour Ghislaine et Claude, même si je ne les connais pas personnellement. Et voila pourquoi je tenais à m’exprimer sur votre boite mail, je sais qu’à Sisteron nous sommes nombreux à vous soutenir et à partager votre peine ainsi que celle de la famille de nos amis injustement assassinés.
Salutations Radiophoniques
Patrice Vernet - Fréquence Mistral Sisteron-Val de Durance

Hommage à Ghislaine et Claude
Voilà une incroyable nouvelle pour RFI, pour la France, pour tous les peuples
éloignés, inaccessibles et surtout oubliés, RFI a permis de les chercher, de les
informer et surtout de les faire exister pour le reste du monde.
RFI n’est pas une simple radio et ses journalistes se sont pas des simples
journalistes, ils sont des éclairés et éclaireurs.
Ces journalistes pour nous sont immortels car qui peut les tuer ? Ils donnent la
parole à tout le monde sans exception, ils ne demandent rien en contrepartie.
Ghislaine tu as depuis, encore et pour toujours des fans dans les quatre coins
du désert du Sahara, les Touaregs ne sont pas les ennemis ni de la France
encore moins de RFI et de ses auditeurs.
Je suis né et j’ai grandi avec RFI dans les oreilles car mon père l’écoutait
24h sur 24h, il a appris le français grâce à cette radio, nous connaissons les
journalistes de RFI plus les dirigeants de notre pays, ceux de la France et ceux
du reste du monde.
Mes condoléance à RFI, à leur famille et leurs amis de lutte tel que ses voix
qui nous ont accompagné toute notre jeunesse et qui nous ont donné le sens de
certaines valeurs : la persévérance, la fidélité, le partage et la gratitude car
exprimé à toutes les occasions pour leurs techniciens: Muriel Pomponne, Anne-Marie Capomaccio, Carine Frenk, Jean-Jacques Louarn, Laurent Sadou, Hassan Diop,
et d’autres encore Emmanuelle Bastide, Christine Muratet, Marie-Pierre
Olphand, et ceux qui malgré tout continuent de nous parler tels que Johanne Sutton et Jean Hélène
Ghislaine Dupont tu étais un pont de l’information et de la nouvelle pour
tous ceux qui n’ont rien d’autres que leurs oreilles pour écouter.
RFI est une radio du monde installé à Paris et je pense qu’en la touchant
on fait plus mal au monde qu’à la France.
Ceux qui vous ont tué sont plus que criminels car vous devez être protégé, et
surtout aider à ouvrir les portes sombres qui nous privent de cette lumière si
nécessaire pour notre besoin d’information.
Mon frère Moussa, mon père et moi nous devons tout à RFI est elle qui
nous permis d’aller à l’école et par la suite ouvrir nos yeux sur le
monde et aller le plus loin possible et dans nos études et dans la découverte et
encore plus loin dans nos projets pour notre peuple.
Ibrahim Ag Assarid - Directeur de L’École des sables Saint-Exupéry de Taboye au Mali

Aux familles, aux amis, aux collègues des journalistes tués je transmets toutes mes pensées les plus solidaires.
Que je sois en France européenne, outremer ou à l'étranger, RFI est depuis longtemps pour moi la voix de la France.
C'est le seul média facilement accessible et gratuit qui apporte véritablement des informations et de la culture au sens le plus large et le plus noble.
La France et l'Afrique doivent leur être encore plus reconnaissant qu'aux soldats français et tchadiens qui ont perdus la vie pour arrêter le déferlement terroriste (et pas islamiste !) qui menacait d'amplifier les misères des Maliens et des habitants des autres pays voisins tout en déstabilisant encore l'Europe en augmentant la vague de ceux qui sont prêts à affronter tous les dangers pour rechercher un tout petit peu moins de misères et de souffrances.
Les armées agissent à court terme pour stopper les agressions.
Des médias comme RFI, outre que leur présence permet de réduire les inévitables dérapages de la guerre sont le meilleur moyen d'apporter des informations, de la culture donc de la démocratie et du développement.
C'est cela le plus important qui doit permettre de supporter la douleur de leur perte aussi atroce.
Le meilleur moyen de leur rendre hommage serait de donner à RFI encore plus de moyens pour apporter à tous les pays du monde et en particulier à l'Afrique encore plus d'informations et de culture de la France et de ramener en France encore plus d'informations et de culture de l'Afrique. Cela aiderait à sortir de la morosité et de la mauvaise ambiance qui sévit actuellement en France tout en aidant l'Afrique. Cela s'appelle du gagnant-gagnant !
Alex Scholastique, Un auditeur de la Martinique