Republier
RCA

Centrafrique: qui financera la feuille de route ?

Nicolas Tiangaye le Premier ministre centrafricain à la Tribune de l'ONU, le 26 septembre 2013.
© REUTERS/Justin Lane

En Centrafrique, le Conseil national de transition s'est réuni à Bangui autour du Premier ministre Nicolas Tiangaye. Celui-ci a présenté sa feuille de route pour la période de transition. Il faudra 490 milliards de francs CFA pour la financer. 

La feuille de route qui a été présentée par le Premier ministre Nicolas Tiangaye et qui a été adoptée par le Conseil national de transition (CNT) compte quatre piliers : la restauration de la sécurité, l'assistance humanitaire, les questions de politique et de gouvernance, et enfin la relance économique.

Le Premier ministre a indiqué qu'il avait besoin de 490 milliards de francs CFA pour financer cette feuille de route. « L'Etat, a-t-il dit, en apportera 50, mais les 440 autres sont attendus des bailleurs de fonds. » Le gouvernement envisage, en concertation avec les bailleurs, l'organisation d'une table ronde des donateurs.

« Sans l'apport des bailleurs de fonds, a indiqué à RFI Luc Guéla, l'un des membres du conseil de transition au titre du parti MLPC, la feuille de route n'aura pas de sens, car le pays est économiquement à plat depuis l'arrivée de la Séléka dans ce pays ».

Un Pacte républicain ?

Ce conseiller du CNT appelle également la communauté internationale à fournir un appui sur le plan sécuritaire. « Il faut que les Nations unies s'impliquent, nous a-t-il déclaré, pour que la force internationale puisse se mettre en place sur toute l'étendue du territoire. »

Les autorités de transition ont signé vendredi un pacte républicain avec la communauté Sant'Egidio. Le texte est un catalogue de bonnes intentions dans lequel le pouvoir s'engage à rechercher le bien commun, respecter les droits humains et à ne jamais recourir à la violence. Ces mots sont pour l'instant bien loin de la réalité du terrain, car à l'intérieur du pays, les ex-rebelles de la Séléka continuent à faire régner la terreur dans plusieurs préfectures.

Le 8 novembre, le groupe international de contact sur la Centrafrique coprésidé par le Congo et l'Union Africaine s'est réuni à Bangui pour examiner les moyens de ramener la paix et la sécurité dans le pays.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.