Hommage d'Abdou Diouf et de Maliens de France aux journalistes de RFI: «Ils demeurent en nous»

Abdou Diouf, président de l'Organisation internationale de la Francophonie.
© AFP / F. Coffrini

Une semaine après la tragique disparition de nos deux envoyés spéciaux au Mali, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, les hommages affluent sans discontinuer, d'hommes et de femmes, auditeurs fidèles au poste, d'aussi loin que les voix de RFI peuvent porter. Des personnalités également s'en sont attristées et témoignent de leur émotion.

Lors de la session ministérielle de l'Organisation internationale de la Francophonie à Paris, le secrétaire général de l'OIF, Abdou Diouf, a rendu hommage à nos collègues tués à Kidal.

« La note dominante, je crois, c’est l’émotion. C’est l’émotion avec l’odieux assassinat des deux journalistes de RFI. Je crois que pendant toute la réunion nous avions cela à l’esprit et au cœur. Je voulais seulement faire une citation d’Orphée et d’Eurydice, quand on a dit à Orphée qu’il a perdu pour la deuxième fois Eurydice : 'Et nunc manet in te' ('Et maintenant elle survit en toi' NDLR). Je dis : ces deux journalistes, maintenant, dans notre tristesse immense, ils demeurent en nous ! »

Délégation de Maliens de France à RFI

Une délégation de 200 personnes du mouvement pour la dignité et le droit des Maliens en France s'est rassemblée vendredi 8 novembre sous les fenêtres de France Médias Monde à Issy-les-Moulineaux. Anzoumane Cissoko, porte-parole du mouvement pour la dignité et les droits des Maliens en France témoigne : « La perte de vos collègues de travail, c’est aussi une perte pour l’ensemble des Maliens de France, du monde entier. Cette souffrance, on voulait la partager avec vous. Et c’est la raison pour laquelle nous sommes là aujourd’hui.

Ils font un travail formidable, un travail exceptionnel dans le monde entier, et on ne peut pas être à l’écart de ce qui s’est passé. C’est la raison pour laquelle nous sommes là, pour partager ce moment de souffrance avec RFI. Nous voulons que les auteurs soient traduits devant la justice et qu’ils encourent les peines maximum.»

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