Sénégal: négociations entre le gouvernement et un groupe rebelle de Casamance

Des militaires sénégalais retenus en otage, libérés grâce à la médiation de la communauté Sant'Egidio en décembre 2012
© http://www.santegidio.org

Le 3 novembre dernier, les délégations du gouvernement du Sénégal et du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC, une rébellion casamançaise active depuis 30 ans dans le sud du pays) se sont réunis à Rome. Cette réunion était placée sous la médiation de la Communauté Sant’Egidio, afin de permettre le retour de la paix en Casamance. La rencontre a abouti à la rédaction d’un agenda conjoint pour les négociations à venir.

Avec notre correspondante à Dakar, Carine Frenk

Cela faisait plus d'un an qu'ils ne s'étaient pas retrouvés autour d'une table. Depuis le premier round de négociations, qui avait eu lieu en octobre 2012. Pour la communauté de Sant’Egidio, c’est une « importante étape vers la paix qui vient d’être franchie ». Les deux parties se sont notamment mises d’accord sur les thèmes qui seront abordés lors des négociations à venir.

Selon d’autres sources, il sera question de cessez-le-feu, de désarmement, de réinsertion des ex-combattants, ou encore du développement de la Casamance. Quant au volet politique, impossible de savoir si le terme « indépendance » a été retenu ou s’il est d’ores et déjà écarté de l’agenda. Les négociations sont placées sous le sceau du secret.

Calendrier fixé, mais non dévoilé

Les délégations se sont également mises d’accord sur l’ordre dans lequel les thèmes seront abordés et sur le calendrier. La date des prochains pourparlers est ainsi fixée. Mais, là encore, confidentialité oblige, rien n’est dévoilé.

Pour le moment, ces négociations de Rome ne concernent que le groupe de Salif Sadio et non les autres groupes du MFDC. Va-t-on vers des négociations séparées qui mèneraient à des accords de paix séparés ?

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« Après tout, ces groupes sont différents », reconnaît une source proche de Sant’Egidio, qui n’écarte pas cette hypothèse. « C’est une offre de dialogue unique que nous faisons à des interlocuteurs différents », précise une source de la présidence, qui espère que les autres groupes sauront s’inscrire dans cette dynamique de dialogue.

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