RCA: Bangui en proie aux violences

Elément de la Fomac lors d'une opération de désarmement des ex-rebelles de la Seleka.
© Laurent Correau / RFI

Bangui a été le théâtre d'une nouvelle flambée de violence ce mercredi 13 novembre. Des heurts ont opposé des jeunes de deux arrondissements de la capitale aux hommes de l’ex-Seleka. Les anciens rebelles sont partis enlever un jeune au quartier de Fatima, dans le troisième arrondissement. Face à l’opposition des jeunes, les anciens combattants ont ouvert le feu sur les civils. Les éléments de la force multinationale qui sont intervenus ont été également pris à partie par les ex-Seleka et ont  été contraints de regagner leur base. Le bilan provisoire fait état de trois morts, dont deux éléments de l’ancienne Seleka. Un calme précaire est revenu dans l’après-midi.

Les quartiers de Fatima dans le 3e arrondissement, et celui de Pétévo dans le 6e arrondissement de Bangui, étaient en ébullition ce mercredi 13 novembre au matin. Tout est parti de l’enlèvement d’un jeune par d’ex-rebelles de la Seleka. La population mécontente est alors sortie dans la rue, a érigé des barricades et a incendié des pneus en signe de protestation.

Le président de la transition et ancien chef de la Seleka, Michel Djotodia, qui partait avec son cortège à une cérémonie, en empruntant cette route, a été pris à partie et hué par les manifestants. Après son passage, les ex-rebelles sont revenus dans la zone et ont ouvert le feu sur la population.

Les éléments de la Fomac, la force multinationale, qui ont tenté de s’interposer, ont à leur tour été pris pour cible par les ex-Seleka. La Fomac, en sous effectif, n’a pas répliqué et a même rebroussé chemin. Du coup, une panique s’en est suivie. Plusieurs personnes ont dû quitter le quartier. Des autorités locales jointes par RFI parlent de trois morts, dont deux ex-Seleka, tués par un policier énervé. Le calme est revenu après que les ex-rebelles se soient retirés de la localité.

Le jeune enlevé, d’après ses parents, a été torturé et est depuis détenu au Camp de Roux. Les mobiles de son arrestation demeurent encore flous.

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