Côte d'Ivoire: retrait des visas à l'aéroport pour les étrangers

Les étrangers se rendant en Côte d’Ivoire par avion pourront retirer leur visa de séjour en arrivant à l’aéroport.
© REUTERS/Daniel Munoz

Les étrangers se rendant en Côte d’Ivoire par avion pourront retirer leur visa de séjour en arrivant à l’aéroport. Le ministre ivoirien des Affaires étrangères et son collègue de l’Intérieur ont visité ce vendredi 22 novembre les installations du groupe Snedai, l’opérateur pour les visas biométriques. Le gouvernement ivoirien a pris récemment cette décision de délivrer des visas à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny car des investisseurs étrangers se plaignaient des délais d'obtention d'un visa, lorsque l’on se trouve dans une ville où il n’y a pas de consulat de Côte d’Ivoire.

« Le président a donné une instruction pour trouver une solution pour que la délivrance du visa puisse se faire à l’aéroport », a affirmé Hamed Hamed Bakayoko, ministre ivoirien de l'Intérieur. Il sera désormais possible à tout visiteur, à tout investisseur en Côte d’Ivoire qui n’a pas pu prendre son visa au départ, de le faire à l’arrivée « dans des conditions qui respectent tous les standards de sécurité et tous les standards mondiaux ».

« Je voudrais donc féliciter les responsables de Snedai, l’opérateur qui nous accompagne dans cet exercice », a poursuivi le ministre. Le lancement est donc officiel, même s’il y a « quelques réglages de quelques jours ou peut-être d’une semaine. D’ici à une semaine maximum, le service sera opérationnel ».

Le retard ivoirien

L’obtention de visa à l’aéroport fonctionne depuis des années dans plusieurs pays, au Kenya, par exemple. La Côte d’Ivoire a quant à elle pris un énorme retard en la matière. « Parce que ça n’existe pas encore en France », a confié le ministre. « Ce que je peux dire, c’est que chaque pays a sa situation. La Côte d’Ivoire est un pays qui avait des difficultés dans tous les domaines, donc tous les chantiers sont urgents. Il y avait forcément des réglages à faire avec l’opérateur. C’est pour cela qu’il y a eu un peu de retard. Mais on fait partie des pays, aujourd’hui, qui offrent cette opportunité. Tous les pays ne le font pas. C’est donc une avancée. »