Elections en Mauritanie : l'opposition dénonce des irrégularités

Dans un bureau de vote à Nouakchott, ce samedi 23 novembre 2013.
© AFP PHOTO / Mohamed Ould Elhadj

Les Mauritaniens votaient ce samedi 23 novembre pour des élections législatives et municipales boycottées par une partie de l'opposition. Les principaux enjeux sont le taux de participation et le score du parti islamiste Tawassoul, un des trois partis d'opposition à ne pas boycotter le scrutin. Pour ce 1er tour, quelque 1,2 million d'électeurs étaient appelés à renouveler l'Assemblée nationale, qui compte 146 députés, et les conseils municipaux de 218 communes. Le vote a débuté à 07H00, heure locale et s'achevait officiellement à 19H00. Mais les électeurs attendant toujours leur tour pour voter ont été autorisés à le faire.

Le taux de participation disponible à 17H00, heure locale, concernait uniquement la capitale : selon un membre de la Céni, à 13H00, heure locale, la participation était estimée à 25% à Nouakchott. Elle serait plus forte à l'intérieur du pays, selon ce responsable, qui n'était pas en mesure de donner d'autres précisions.

A 16H00, le chef de délégation de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), un des observateurs présents sur place, estimait qu'il n'y avait pas d'incidents majeurs à signaler.

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Pourtant, deux partis d'opposition qui participaient et qui pouvaient prétendre tous deux à la place de leader de l’opposition ont d'ores et déjà dénoncé des irrégularités. Le parti islamiste Tawassoul a mentionné l'ouverture tardive de bureaux dans les régions, la difficulté de certains électeurs à trouver leur bureau ou encore des électeurs qui ne figuraient pas sur les listes alors qu'ils détenaient pourtant le reçu de carte d'électeur émis par la Céni. Le parti est resté toutefois prudent, il a dit attendre la clôture du scrutin pour se prononcer sur l'impact que ces irrégularités pourraient avoir sur les résultats.

Les dénonciations sont en revanche plus forte du côté de l'APP, Alliance populaire progressiste du président de l'Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir. Son directeur de communication a qualifié de catastrophique le vote des forces de sécurité vendredi, accusant des gradés d'avoir été présents pour tenter d'orienter le vote en faveur du pouvoir.

Pour le scrutin de ce samedi, l'APP a dénoncé des cafouillages d'organisation et des irrégularités, les plus graves étant selon lui l'absence de procès verbaux dans certains bureaux. Les deux partis ont attribué la majorité de ces irrégularités à « l'incompétence de la Céni ».

Les électeurs que notre correspondante a pu rencontrer ont estimé que le vote s'est déroulé globalement bien, mais ont trouvé le mode de scrutin compliqué avec un bulletin pour les municipales, mais trois pour les législatives. « J'espère que mon bulletin ne sera pas considéré comme nul », déplorait une retraitée.

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