Contre les violences faites aux femmes : l'Afrique du Sud tente de trouver des solutions

Manifestation contre les viols et les violences faites aux femmes près du Cap, en Afrique du Sud.
© AFP PHOTO / Rodger Bosch

Lundi 25 novembre, c'est aujourd'hui la journée internationale de l'élimination des violences faites aux femmes. Une journée qui trouve un écho particulier en Afrique du Sud. On estime qu'une femme meurt toutes les six heures, suite à des violences domestiques dans le pays, soit 3 à 4 femmes par jour, sans parler des viols et pressions multiples exercées sur les femmes. Les autorités tentent de trouver des solutions.

Punir les auteurs de violences est une chose, mais il faut aussi venir en aide à leurs victimes. C’est le message qu’a voulu passer la commission pour l’égalité sud-africaine, vendredi, lors du lancement de sa campagne de sensibilisation contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

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Les recherches menées par la commission montrent que les fonctionnaires de police ne sont pas assez formés pour réagir, venir en aide aux femmes victimes d’abus. Souvent laissées seules face à leurs traumatismes par la suite.

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Le ministre de la Police a pourtant déclaré récemment que des efforts sont faits. Il a indiqué que plus de neuf salles d’accueil ont été ouvertes dans tout le pays. Ces structures doivent faciliter l’assistance et le conseil aux victimes, et permettent une investigation plus efficace.

Près de 200 000 femmes portent chaque année plainte pour violence en Afrique du Sud. Un chiffre que sous-estime largement une réalité très taboue. Plusieurs initiatives visent à aider les Sud-Africains à reconnaître les abus afin de les inciter à aider les personnes en danger car l’assistance aux victimes passe aussi par l’éducation.

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Aujourd’hui, le président Jacob Zuma visitera le centre Ikhaya Lethemba, qui accueille et conseille les femmes en détresse.

En vue de cette journée de l'élimination des violences faites aux femmes, une marche contre l'excision était organisée hier depuis Montreuil en proche banlieue parisienne. On estime que 125 millions de femmes sont concernées par l'excision dans le monde.

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