Centrafrique: deux soldats français tués lors d’un accrochage à Bangui

Des militaires français en patrouille à Bangui, Centrafrique, le 8 décembre 2013.
© REUTERS/Herve Serefio

Cinq jours après le début de l’opération militaire Sangaris en Centrafrique, deux soldats français ont été tués dans la nuit de lundi à mardi à Bangui. Il s’agit des premiers morts parmi les militaires français déployés dans le pays. Ils ont été tués lors d’un accrochage, a annoncé l’Elysée. Le président français est arrivé en début de soirée à l'aéroport de Bangui où se trouve la base des forces françaises. Il s'est recueilli devant les corps des deux soldats.  

La présidence française vient de publier un premier communiqué : « Le président de la République a appris avec une profonde tristesse la mort au combat la nuit dernière à Bangui de deux soldats français du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Castres. Ils ont perdu la vie pour en sauver beaucoup d’autres ».

Les deux soldats, tués lors d’un accrochage la nuit dernière à Bangui, étaient des marsouins, comme disent les militaires issus d’une troupe qui connaît bien l’Afrique. Depuis leur arrivée en renfort il y a quelques jours à Bangui, ces militaires du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Castres ont multiplié les patrouilles. Souvent avec des journalistes français présents en Centrafrique, et qui ont bien noté la dégradation de la situation avec des mouvements de foule, la présence de pick-up armés de plus en plus marquée.

Situation tendue

Lundi, en fin d’après-midi, le convoi est rentré au camp militaire de M’poko et, en sens inverse, il a rencontré des éléments du Commandement des opérations spéciales (COS) qui sortaient du camp à vive allure. Dans la soirée, d’autres marsouins, positionnés en force de réaction rapide à Bangui et Mpoko, sont ressortis en ville alors qu’en début de nuit, un hélicoptère a longuement survolé la capitale.

Claude Bartolone
10-12-2013 - Par RFI

Mais pour le moment, impossible d'en savoir plus. Le ministère de la Défense doit communiquer dans les heures et donner de nouvelles informations. On sait seulement donc qu'ils étaient en patrouille cette nuit aux abords de l'aéroport, a expliqué le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone. Il y a eu un accrochage. Les deux soldats français ont été blessés, transportés rapidement vers l'antenne chirurgicale, mais ils n'ont pu être sauvés, a précisé par la suite Claude Bartolone.

Emotion

Le chef de l’Etat français explique dans le communiqué qu’il adresse avec émotion ses sincères condoléances à leur famille et à leurs proches, et « renouvelle sa pleine confiance aux forces françaises engagées au côté des forces africaines pour rétablir la sécurité en République centrafricaine, protéger les populations et garantir l’accès de l’aide humanitaire ».

Premières victimes

Cinq jour après le début de l'opération Sangaris, ces deux hommes sont les premières victimes parmi les forces françaises. Les opérations de désarmement des milices armées ont commencé lundi à Bangui. Elles se passaient plutôt bien jusque-là. François Hollande doit rencontrer des officiers de la force africaine, les soldats français et les autorités centrafricaines, les autorités de transition sur le terrain, où il s'est rendu à l’issue de la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela en Afrique du Sud.

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