En Afrique du Sud, le grand public rend hommage à Nelson Mandela

Le président sud-africain Jacob Zuma s'incline devant le cercueil où repose le corps de Nelson Mandela, ce 11 décembre.
© REUTERS/Marco Longari/Pool

Le corps de Nelson Mandela restera exposé trois jours à Pretoria au siège de la présidence et du gouvernement, à Union Buildings. C'est là qu'il avait été investi comme premier président de l'après-apartheid en mai 1994. Ce mercredi 11 décembre au matin, des centaines de Sud-Africains ont assisté à la procession encadrant le corbillard où se trouvait le cercueil de Madiba, enveloppé dans le drapeau national. Dimanche, il sera enterré à Qunu, son village d'enfance, plusieurs centaines au sud de Johannesburg.

Il n'y a pas de contrôle, c’est au pas de course qu’on fait son entrée à Union Buildings dans l’amphithéâtre désormais baptisé Nelson-Mandela en file indienne et en zigzags. Rien de bien solennel jusque-là. C’est sous une arche à l’abri du soleil qu’est exposé le cercueil de l’ancien président.

Le regard se porte d’abord sur quatre officiers sud-africains en uniforme blanc, qui, l’épée à la main encadrent la dépouille du héros de la lutte anti-apartheid. Le cercueil est à moitié ouvert. La partie supérieure est recouverte d’une vitre en plexiglass à travers laquelle on voit apparaître Nelson Mandela, les yeux fermés, le visage plus arrondi que lors de sa dernière apparition publique.

Près de 2 000 personnes par heure

Mais nous n'avons pas le temps de nous arrêter. Un policier tape dans ses mains pour encourager la foule à avancer. Les autorités sud-africaines estiment que 2 000 personnes par heure vont pouvoir lui rendre hommage d’ici à vendredi.

Une jeune femme, garde la tête baissée, visiblement émue ; l’un de ses amis n’hésite pas lui à prendre un mouchoir dans l’une des boîtes tendues par les employés de l’Union Buildings. La jeune sud-africaine n’avait jamais pu voir Nelson Mandela de son vivant… « Le voir comme ça, murmure-t-elle… Ca brise le cœur ».

Jacob Zuma ouvre la voie

A la mi-journée, c’est Jacob Zuma qui en compagnie de Graca Machel, la veuve de Nelson Mandela, qui a ouvert la voie à des centaines de personnalités sud-africaines et étrangères. Ainsi, on a vu les anciens présidents sud-africains Thabo Mbeki et Frederik De Klerk ; De Klerk, avec lequel Nelson Mandela avait négocié la fin de l’apartheid.

Parmi la dizaine de chefs d’Etat et de gouvernement étrangers restés pour lui rendre un dernier hommage, le zimbabwéen Robert Mugabe, le tchadien Idriss Deby ou encore le congolais Denis Sassou Nguesso.

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