Hommage à Mandela: la presse sud-africaine se focalise sur les huées visant Jacob Zuma

Le président sud-africain Jacob Zuma à la tribune du grand stade de Soweto, lors de l’hommage à Nelson Mandela, le 10 décembre 2013.
© EUTERS/SABC via Reuters TV

L’Afrique du Sud a rendu, mardi 10 décembre 2013, un vibrant hommage à Nelson Mandela. L’ancien président est mort la semaine passée. De nombreux dirigeants sont venus du monde entier pour l’événement et pour être aux côtés de l’actuel président sud-africain. Un Jacob Zuma pourtant sifflé et conspué par le public du grand stade de Soweto. Un fait qui a retenu l’attention de la presse, ce mercredi.

« L’humiliation de Jacob Zuma », c’est le titre qui barre la Une du quotidien The Star. Il décrit comment la cérémonie d’hier, qui devait être un moment de gloire pour Jacob Zuma au milieu de tous ces chefs d’Etats étrangers, s’est transformée en spectacle très embarrassant pour le président sud-africain.

Le Citizen, lui, préfère au contraire le titre « What a shame ! », (« Quelle honte ! ») et rejoint ceux qui estiment que les funérailles de Mandela n’étaient pas le lieu approprié pour exprimer des rancœurs, ni des préférences politiques. Il souligne d’ailleurs que l’archevêque Desmond Tutu a rappelé à l’ordre les perturbateurs.

Rattrapé par le mécontentement national

Le Sowetan, un journal populaire, précise que Zuma avait non seulement été hué par la foule au stade FNB, mais aussi par les Sud-Africains qui regardaient la cérémonie sur écran géant dans une autre enceinte de Soweto. Les quotidiens relèvent d’ailleurs que Zuma n’est plus apparu sur l’écran géant après les premiers sifflets.

La grogne anti-Zuma, soulignent la plupart des journaux, est nourrie par les vingt millions d’euros de travaux assumés par le contribuable pour rénover la résidence secondaire du président, mais aussi par les nouveaux péages autoroutiers. L’ANC, qui est en campagne pour les élections de l’an prochain a dénoncé une manœuvre politique, un coup monté, ce qu’ont démenti des auditeurs lors de talk-shows à la radio. Ici, l’un d’eux a dit : « Quand nous manifestons contre les services publics défaillants, Zuma ne nous écoute pas. Hier, nous avions une plateforme en or pour l’interpeller ».

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