Paludisme: la lutte progresse mais il ne faut rien lâcher

Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a été réduit de plus de moitié.
© © Georges Merillon

Le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) montre que la lutte contre le paludisme progresse. La recrudescence de cette affection transmise par des piqûres de moustique a été réduite d’un tiers, notamment en Afrique, dans une dizaine de pays les plus touchés. Le besoin de financement doit être durable pour que ce recul perdure.

Les conclusions confirment que les avancées sont majeures, et particulièrement dans un des groupes les plus vulnérables : celui des enfants de moins de cinq ans, dont le taux de mortalité a baissé de plus de la moitié.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime à 3,3 millions le nombre de personnes sauvées du paludisme ces douze dernières années, et plus spécifiquement dans les dix pays les plus touchés, notamment le Nigeria et la République démocratique du Congo.

Des progrès à faire sur la prévention et le diagnostic

Pourtant, la route est encore longue vers l’accès universel à la prévention et au traitement.
La distribution de moustiquaires imprégnées, essentielle dans les moyens de lutte antipaludique, accuse un ralentissement en Afrique subsaharienne. Moins de la moitié des 150 millions de moustiquaires imprégnées prévues et nécessaires ont été distribuées.

Parallèlement, l’accès aux combinaisons thérapeutiques a progressé, passant de 76 à plus de 330 millions l’année dernière. Reste le diagnostic, car beaucoup de pays n’y ont toujours pas accès.

→ A (RE)LIRE : Paludisme: le groupe pharmaceutique GSK sollicite le feu vert européen pour son vaccin

Pour la seconde année consécutive, les fonds restent insuffisants et ce relâchement risque de compromettre l’un des objectifs du Millénaire : s’approcher du zéro décès de cette maladie d’ici 2015. Il manque 2,6 milliards de dollars (1,8 milliards d'euros) chaque année pour parvenir aux 5,1 milliards (3,7 milliards d'euros) nécessaires à une prévention et à des traitements universels.

►A (RE)ECOUTER : Priorité santé : le paludisme (épisode 1 et 2)

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.