Attentat à Kidal: «l'un des plus forts que je n'aie jamais connus»

Des soldats de la Minusma montent la garde devant le gouvernorat de Kidal, le 15 novembre 2013.
© REUTERS

L'attentat contre les casques bleus à Kidal, ce samedi 14 décembre, a été revendiqué par un islamiste malien, Sultan Ould Badi, au nom de tous les jihadistes du nord du Mali. L'attentat-suicide à la voiture piégée qui s'est produit devant la seule banque de Kidal a fait au moins deux morts, deux casques bleus sénégalais de la Minusma. À Kidal, on n'hésite pas à dire qu'il s'agit de l'attentat le plus violent qu'ait connu la ville.

Lorsque l'explosion a retenti ce samedi matin, les habitants du quartier étaient encore chez eux. La Banque malienne de solidarité était fermée. Le bâtiment n'était occupé que par quelques soldats maliens chargés de sa sécurité. À l'extérieur, des casques bleus sénégalais montaient aussi la garde.

L'attaque visait la Minusma, à en croire le jihadiste qui l'a revendiquée, Sultan Ould Badi. L’homme a déjà été à l'origine d'un attentat similaire qui a coûté la vie à deux soldats tchadiens à Tessalit fin octobre.

Vers 6h45 ce samedi matin, toute la ville a tremblé quand le pick-up bourré d'explosifs a sauté. La déflagration a emporté la façade de la banque, ainsi que les murs de plusieurs bâtiments attenants, comme l'école fondamentale, située de l'autre côté de la rue. Les portes et les fenêtres se trouvant dans un rayon de plus de 500 mètres ont été soufflées.

« Ce matin, c’est l’explosion qui m’a réveillé. Ça a été terrible. Je crois que c’est l’un des plus forts attentats que j’aie jamais connus. Vers 6h50, quand je suis sorti de la maison, on a vu de la poussière en pagaille et un véhicule de la Minusma en flammes », raconte Assilakane ag Interewit, qui habite à 1 kilomètre du lieu de l’explosion.

Pendant la journée, quelques curieux ont bien tenté de s'approcher des lieux de l'explosion pour mesurer l'étendue des dégâts. Mais ils se sont heurtés aux barrages de l'opération Serval et de la Minusma. La plupart des habitants sont restés chez eux, comme après les derniers attentats qui ont frappé Kidal.

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