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RCA

Crise en Centrafrique: pour Ahmat All-Amy de la CEEAC, «François Bozizé est responsable »

Le président François Bozizé haranguant ses supporters, le 27 décembre 2012, à Bangui. Il sera évincé du pouvoir en mars 2013.
© REUTERS/Stringer

La sur-médiatisation de l'action de l'armée française en Centrafrique commence à agacer les pays africains qui ont des troupes sur place. Le malaise était perceptible ces derniers jours auprès des diplomates de la région. Tout en le regrettant, le secrétaire général de la CEEAC Ahmat All-Amy se félicite plutôt de la bonne collaboration entre les forces françaises et les soldats africains. Il accuse par contre l'ancien président François Bozizé d'être responsable de la grave crise actuelle en RCA.

Pour le secrétaire général de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Est, le Tchadien Ahmat All-Amy, l'ancien président centrafricain, François bozizé, renversé le 24 mars 2013, doit être jugé par la Cour pénale internationale. « Personnellement, je pense que le principal coupable, celui qui doit être poursuivi par la communauté internationale, par la CPI, c’est monsieur Bozizé, explique Ahmat All-Amy. Bozizé, qui a créé les anti-Balaka au mois de mars 2013, avant de quitter le pouvoir, qui a monté une partie de sa population contre les autres Centrafricains. C’est celui-là qui est responsable ».

Et Ahmat All-Amy rappelle l'agression d'un campement de peuls à Boali, début décembre, une attaque attrribuée à des miliciens anti-balaka. « Parce que la transition a été déstabilisée à la suite de l’attaque de Boali, reprend Ahmat All-Amy, où une soixantaine de corps de musulmans ont été assassinés, tués, ce qui a provoqué une réaction des forces gouvernementales, qui a été aussi une réaction terrible, dont les conséquences étaient dramatiques ».

à (re)lire: « Les anti-Balaka auraient déclenché les hostilités » selon Nicolas Tiangaye

 

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