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Exclusivité: Riek Machar, ancien vice-président du Soudan du Sud: «Salva Kiir doit partir»

media L’ancien vice-président, Riek Machar (notre photo), assure ne vouloir discuter que «des conditions du départ» de son rival, le président Salva Kiir. (Photo : AFP)

Au Soudan du Sud, les craintes d’une guerre civile se font sentir après la prise de la localité de Bor, au nord de Juba, par des rebelles présentés comme partisans de l'ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar. Ce dernier s’est s’exprimé sur RFI, ce jeudi 19 décembre. Il se dit prêt à négocier le départ du pouvoir du président Salva Kiir et appelle l’armée à le « renverser de son poste, à la tête du pays ».

RFI : Quelle est la situation, actuellement, au Soudan du Sud ?

Riek Machar : Pour moi, là où je me trouve actuellement, la situation est correcte. Mais hélas, dans l'ensemble du pays, il y a des combats sporadiques ici et là. Et les troupes derrière Salva Kiir pourraient encore en rajouter. Je pense qu'il est temps pour le SPLM (Mouvement populaire de libération du Soudan, parti politique au pouvoir) et l'armée, le SPLA (Armée populaire de libération du Soudan, forces armées du pays), de se débarrasser de lui. Il a commencé à provoquer un massacre à Juba et la communauté internationale est témoin de cette situation.

Pensez-vous qu'il vous soit possible de négocier avec le président Salva Kiir ?

Nous voulons qu'il parte, c'est tout. Il a échoué à maintenir l'unité du peuple sud-soudanais acquise après une longue et douloureuse lutte. Et s'il veut négocier son départ du pouvoir, nous sommes d'accord. Mais il doit partir, car il ne peut plus maintenir l'unité du peuple, surtout quand il tue les gens comme des mouches et qu'il essaie d'allumer des conflits sur une base ethnique entre les gens, ce dont nous n'avons absolument pas besoin.

Si le président Salva Kiir ne veut pas quitter le pouvoir, que feriez-vous ?

Je pense que les gens vont le déposer et, en particulier, les gens influents au sein de l'armée. Ils vont le renverser.

Et pensez-vous que vous auriez à vous battre contre les militaires loyaux à Salva Kiir ?

Nous n'aurons pas besoin de nous battre. Ce seront ses propres forces armées qui le renverseront, c'est-à-dire les gens qu'il a déçus par son attitude et qui en ont ras-le-bol de lui.

Vous appelez donc vos compagnons au sein de l'armée à la renverser ?

Oui, nous appelons le SPLM et l'armée, le SPLA, à renverser Salva Kiir et à changer la direction du pays. Il a échoué et c'est le droit des gens - au sein du SPLM et de l'armée - de renverser quelqu'un qui s'est transformé en dictateur ou encore quelqu'un qui n'a pas su gérer les affaires de l'Etat.

Seriez-vous prêt à discuter avec les diplomates ougandais, kényans et éthiopiens arrivés à Juba ?

Oui, et avec tous ceux qui veulent nous aider car nous sommes pour une solution pacifique et non pour une guerre. Nous voulons que ce pays reste en bons termes avec ses voisins, le Kenya, l'Ouganda et l'Ethiopie. Par conséquent, nous sommes pour une solution pacifique. C'est Salva Kiir qui a choisi la voie de la confrontation au sein du parti. Lorsqu'il a ouvert la réunion du Conseil national de libération du SPLM, il a déclaré qu'il soumettrait toute opposition contre lui. Et un jour plus tard, le lendemain, les combats ont commencé ! Donc, toute la faute en revient à Salva Kiir. Il n'a pas su diriger ce pays.

Etes-vous en lien avec Peter Gadet (chef de milice) ?

Il fait partie de ceux qui ont répondu à mon appel à renverser Salva Kiir. Et il n'est pas le seul à avoir répondu. Donc oui, il fait partie de ceux qui veulent le départ de Salva Kiir, dès lors que ce dernier est incapable de diriger le pays.

Ne craignez-vous pas une guerre tribale entre Dinka et Nuer, une explosion de violence ?

Il est de ma responsabilité et celle de beaucoup d'autres d'éviter une division de notre peuple et de le maintenir dans l'unité, ainsi que de préserver l'unité de tous les groupes ethniques du Soudan du Sud, et il y en a soixante-cinq. Il n'y a pas d'animosité entre Dinka et Nuer, du moins pas au point qu'un problème politique puisse nous diviser profondément. C'est juste un problème de dirigeant. Nous avons un mauvais dirigeant qui entretient la haine ethnique sans raison.

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Riek Machar, ancien vice-président du Soudan du Sud interrogé par Olivier Rogez 20/12/2013 - par RFI écouter

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