Centrafrique : le Premier ministre condamne les déclarations sur une possible partition du pays

Nicolas Tiangaye, Premier ministre centrafricain à la tribune de l'ONU, le 26 septembre 2013.
© REUTERS/Justin Lane

Le Premier ministre Nicolas Tiangaye a condamné, ce lundi 23 décembre, « avec la plus grande fermeté » les déclarations, dimanche, du conseiller du président Djotodia qui menaçait d’une possible partition du pays. Il faudra « diviser le pays en deux : nous rentrons au nord et ceux qui veulent rester au sud restent au sud, pour qu’il y ait la paix », a déclaré l’ancien chef rebelle de la Seleka nommé la semaine dernière conseiller à la présidence. Des propos que le Premier ministre de la transition a qualifié d’extrémistes lors d’une conférence de presse.

Une condamnation ferme mais pour l'instant il est « prématuré de parler de sanctions contre Abakar Sabone », a également expliqué le Premier ministre lors de sa conférence de presse. Même gêne du côté de la présidence. « C'est un problème secondaire », explique Guy Simplice Kodegue, porte-parole de Michel Djotodia qui insiste sur l'importance de la condamnation verbale même si, ajoute-t-il, « on comprend bien la colère d'Abakar Sabone. »

Selon un diplomate africain en poste dans la région, ce n'est pas la première fois que des chefs de la Seleka parlent de partition et menacent de repartir dans le nord s'ils continuent d'être visés ou dénigrés par la communauté internationale. « C'est leur sentiment profond depuis leur accession au pouvoir. Ils considèrent aujourd'hui que leurs adversaires, les anti-balakas, sont favorisés par les pays occidentaux et notamment par la France », estime ce diplomate.

« Ces propos sécessionnistes n'engagent que leur auteur », a lancé Nicolas Tiangaye. Cependant, Abakar Sabone les a tenus devant au moins un autre officiel de renom et membre influent de la Seleka, Nourredine Adam. Une présence très remarquée.

Par conséquent, malgré les condamnations, de nombreux observateurs centrafricains comme étrangers restent circonspects, avec une question : pourquoi le président Djotodia, qui est aussi le chef de la Seleka, ne s'est-il toujours pas exprimé ?

Le chef de l’Etat et le gouvernement d’union nationale de transition condamnent énergiquement et avec la plus grande fermeté ces propos irresponsables, scandaleux et suicidaires au regard de la République centrafricaine une et indivisible.

Nicolas Tiangaye
23-12-2013 - Par RFI

 

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