Centrafrique: les troupes tchadiennes vont quitter Bangui

Un soldat tchadien au camp de Béal, le 9 décembre dernier.
© REUTERS/Emmanuel Braun

La Misca, la force africaine en Centrafrique, a ouvert une enquête après la mort d'au moins une personne, mardi, lors d'une d’une manifestation contre la présence des militaires tchadiens. Ceux-ci ne seront bientôt plus en charge de la sécurisation de Bangui, mais seront envoyés dans le nord du pays. Le général Martin Tumenta Chomu, chef militaire de la Misca, assure que cette réorganisation est menée pour « plus d’efficacité ».

« La sectorisation de la ville de Bangui est en cours. Bangui est sectorisée de manière à être occupée, d’ici peu, par les troupes burundaises et les troupes congolaises. Les forces tchadiennes de la Misca vont recevoir un secteur qui est plus au nord, tout comme d’autres troupes », a affirmé à RFI le général Martin Tumenta Chomu, chef militaire de la Misca. Il a également insisté sur le fait que les troupes tchadiennes n’étaient pas les seules à être concernées par cette réorganisation, puisque « les troupes camerounaises, par exemple, ont également un autre secteur ». Il a précisé que, « ni les troupes camerounaises, ni les troupes tchadiennes ne vont se retrouver dans la ville de Bangui d’ici peu ».

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Interrogé sur le lien entre cette réorganisation de la Misca et l’hostilité d’une partie de la population de Bangui vis-à-vis des troupes tchadiennes, le chef de la Misca a assuré qu’il n’y a « qu’un seul objectif et c’est de pouvoir efficacement prendre des positions sur la ville de manière à ramener les populations tout près des militaires, de manière à ce que les populations se sentent plus sécurisées ». Un objectif de meilleure coordination des différents contingents africains présents au sein de la Misca qui a également pour but de « pouvoir efficacement soutenir les militaires de l’opération Sangaris » française.

Il n'y a qu’un seul objectif et c’est de pouvoir efficacement prendre des positions sur la ville de manière à ramener les populations tout près des militaires, de manière à ce que les populations se sentent plus sécurisées.
Général Martin Tumenta Chomu
24-12-2013

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