Nord-Kivu: l'attaque sur Kamango aurait fait de nombreuses victimes

Une patrouille de casques bleus, ici dans une patrouille au sein du parc national de Virunga.
© REUTERS/Kenny Katombe

Dans l'est de la République Démocratique du Congo, l'attaque mercredi 25 décembre du village de Kamango, dans la province du Nord-Kivu, aurait fait de nombreuses victimes civiles, bien qu'aucun bilan officiel ne soit encore connu. Pour l'heure l'identité des assaillants n'est pas encore clairement établie. La mission des Nations unies sur place évoque les rebelles ougandais de l'ADF-Nalu.

Si la Croix-Rouge ou la Monusco se refusent encore à apporter des précisions sur le nombres de blessés ou de morts, l'attaque, mercredi 25 décembre, du village de Kamango aurait fait de nombreuses victimes. Joint par téléphone, Teddy Kataliko, qui préside la société civile du territoire de Béni où se trouve Kamango, affirme « qu'au moins 40 civils » auraient été abattus. Toujours selon lui, des équipes de l'hygiène publique étaient en train, jeudi à la mi-journée, de sonder les fosses destinées aux latrines dans lesquelles les corps auraient été découverts.

D'après la mission des Nations unies sur place, l'attaque s'est déroulée lorsque des éléments armés attribués à l'ADF-Nalu, l'Armée nationale pour la libération de l'Ouganda, ont attaqué les positions des forces congolaises (FARDC) près de Kamango. Après s'être emparé du village, les rebelles se seraient livrés à des pillages et des exactions sur la population.

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Deux hélicoptères de la brigade d'intervention des Nations unies ont alors été envoyés sur place pour pilonner les positions des assaillants. Des bombardements qui ont fait fuir les attaquants et ont permis la reprise de Kamango dans la soirée par les FARDC.

Pour l'heure, le village est sous contrôle de l'armée congolaise. Reste maintenant à établir le bilan définitif et officiel de cette attaque.