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RCA

Centrafrique: l'ONU dénonce une «violence absolument aveugle»

Une Banguissoise blessée, dans un hôpital de la Croix-Rouge, dans la capitale centrafricaine, ce jeudi 26 décembre.
© REUTERS/Andreea Campeanu

Inquiétudes après la découverte d'un charnier à Bangui, la capitale centrafricaine. Des traces de tortures et des assassinats dont les motivations échappent aux acteurs sur place.  Depuis le début de la semaine, une centaine de corps ont été retrouvés dans la ville qui reste en proie à l'insécurité la plus généralisée.

« Il y a une violence qui n’a aucun objectif, de nature politique ou autre, analyse le général Babacar Gaye, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique. C’est une violence absolument aveugle. Des personnes ont été tuées aux abords d’endroits où ils avaient trouvé refuge. Des soldats de la paix ont été attaqués dans leur déplacement. Des personnes tout à fait innocentes ont été tuées sur la base de leur appartenance religieuse. »

→ A (RE)LIRE : Découverte d'un charnier à Bangui

« A l’évidence, poursuit-il, il faut qu’au plan militaire on assure une meilleure protection des populations vulnérables, que l’on essaie de concentrer plus d’effort dans les quartiers du 4ème arrondissement, qui sont ceux qui sont actuellement le théâtre de la violence. Mais il faut aussi que tous les responsables élèvent leur voix pour arrêter cette violence. »

Identifier les responsables

« Cette découverte ne peut que nous perturber, regrette pour sa part Me Bruno Yacinthe Gbiegba, membre de l'Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat). Nous exigeons l’ouverture d’une enquête, la détermination des auteurs de ces crimes et leur traduction devant la justice. L’une des causes de ces multiples crises que nous vivons, c’est l’impunité accordée aux criminels. »

« Généralement, quand on nous dit qu’on ouvre une enquête, c’est une manière d'endormir les personnes. On n’a jamais eu les résultats de celles-ci », regrette-t-elle.

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