Messages personnels de soutien aux otages français détenus dans le monde

Manifestation de soutien aux deux otages journalistes retenus en Syrie devant l'hôtel de ville de Paris, le 6 septembre 2013.
© REUTERS/Jacky Naegelen

Même en période de fêtes, nous ne les oublions pas ! Notre mobilisation fait écho aux témoignages des otages libérés jusqu'à présent. Bon nombre d'entre eux ont affirmé avoir pu entendre les ondes de RFI de leurs lieux de détentions. Ce soir, la radio a diffusé donc des messages de soutien aux otages français. En cette veille de nouvel an, le père Georges Vandenbeusch, détenu au Cameroun, est libre. Les mots et la voix des proches d'Edouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin, Serge Lazarevic, Pierre Torrès et Gilbert Rodriguès-Leal résonnent sur notre antenne et sur notre site internet.

4 otages français détenus en Syrie

Leur rapt a été organisé en juin 2013, pour certains au début du mois, pour d’autres à la fin. Il s’agit d’Edouard Elias, un photographe de 22 ans, Didier François, un grand reporter à Europe 1 de 53 ans, Nicolas Hénin, un reporter de 37 ans, et Pierre Torrès, un photographe de 29 ans. Ils se trouvaient sur le territoire syrien pour leur travail. Pour le moment, on ne connait toujours pas l’identité des agresseurs ni leurs intentions. Un comité de soutien s'est organisé sur Facebook avec une pétition lancée pour la libération des otages. 

  •  La tante d'Edouard Elias : « En France, vous avez un soutien magnifique !»

Ses grands parents, Jean Marie et Josette Dunaud, son oncle et sa tante, François et Marie Hélène Dunaud s’adressent à Edouard Elias, après plus de six mois sans nouvelles de l'otage.

« Salut Dado ! Ici Nono,

Nous espérons que tu gardes le moral et que tu tiens le coup avec Didier. Courage et à bientôt ! »
« Ici Nona,
Bonjour mon chéri ! Comment vas-tu ? Est-ce que tu es bien couvert ? Est-ce que tu manges à ta faim ? On t’embrasse bien, bien, bien fort !  »

« Ici François,

Nous allons tous bien et t’attendons bientôt. A propos, pourras-tu me dédicacer tes mémoires, que tu ne manqueras pas de publier après ton retour ? Je t’embrasse ».

«  Salut Dado ! Ici Marie-Hélène,

En France, vous avez un soutien magnifique ! Tes copains se remuent beaucoup pour toi. Europe 1 est formidable ! A bientôt ! » 

  • Françoise, la compagne de Didier François témoigne : « Je vais bien, même si tu me manques terriblement. »

« Mon Didou.

J’espère que tu entendras ce message et que tu tiens bon, dans les circonstances où tu te trouves. Ne te fais surtout pas de souci pour nous. Je vais bien, même si tu me manques terriblement.

Ta maman se porte bien et fait perdre leur latin aux médecins. Elle pense très fort à toi. Nous avons fêté dignement les 80 ans de ton père. Même le vieux chat Grosny attend ton retour.

Nous pensons tous très fort à toi, espérons te revoir le plus rapidement possible et te serrer enfin dans nos bras. Je t’aime »

  • Le père de Nicolas Hénin : « Nous pensons à toi Nicolas, chaque jour, chaque moment. »

Pierre-Yves Hénin, le père de Nicolas Hénin lui adresse ses mots d'encouragements.

« Salut Nico !

On espère que tu tiens bien le coup, que tu n’as pas froid avec cet hiver précoce. Ici, tout le monde va bien. Martine fait de beaux efforts de patience. On voit souvent Isabelle. On va la voir, elle vient nous voir. Elle fait face à la situation. Le petit Emile est très vif. Il va bientôt marcher.

De la part d’Isabelle, maintenant : " Aujourd’hui Sophie m’a dit qu’elle voulait cueillir tous les jours des fleurs pour un énorme bouquet pour son papa, quand il revient. Il lui manque beaucoup. Il nous manque beaucoup. "

Ces jours des fêtes, quand Sophie et Emile sont fascinés de la décoration du sapin et au moment des réunions familiales, il y a une chaise qui reste vide. Nous pensons à toi Nicolas, chaque jour, chaque moment. A bientôt Nico. Bon courage. » 

  • La mère de Pierre Torrès : « Reste fort et déterminé. Tu vas sortir de là. »

Ils sont trois membres de la famille à parler sur notre antenne, son père, sa mère et un proche de la famille.

« Pierre, c’est papa et maman.

A la maison tout le monde va bien. On pense beaucoup à toi. Un comité de soutien s’est constitué à Paris autour de Reporters sans frontières et il a été relayé en région par tous les clubs de la presse.

Beaucoup de gens sont mobilisés pour parler de vous, les journalistes retenus en Syrie et obtenir votre libération ».

« Nous avons reçu beaucoup de courriers, d’appels téléphoniques, de mails et de visites de tous tes amis et connaissances et de nos amis. Reste fort et déterminé. Tu vas sortir de là ».

« Pierre, Ici ça va. On a beaucoup d’aides ; des grands journalistes, plein d’amis,  Jean-Pierre Romain, Félix, des blogueurs, Olaf, des étudiants en océanographie. Même jusqu’à ton professeur d’Arabe qui nous a contactés.

Ne crois pas que j’en fais trop. Tu n’as jamais autant été à la page. Tu as même un Facebook avec les autres otages.

J’espère que tu tiens le coup. On a hâte que tu puisses revenir ici. Et quant à la danse du Harlem shake laisse tomber. Allez. Reviens vite. »


2 otages enlevés au Mali

La fille de Serge Lazarevic : « Je continue à être forte pour toi »

L’enlèvement de Serge Lazarevic a eu lieu lors d’un voyage d’affaires au Mali. Il était accompagné de Philippe Verdon, son collègue retrouvé mort en juillet 2013 d’une balle dans la tête. Tous les deux ont été enlevés par Aqmi, al-Qaïda au Maghreb islamique en novembre 2011.

Pour l’instant, la dernière preuve de vie dont dispose la famille Lazarevic réside dans le témoignage d’un autre otage, Thierry Dol. Ce dernier a été libéré au Niger le 4 novembre dernier. Il avait alors affirmé avoir rencontré Serge Lazarevic lors de sa détention et qu’il était en bonne santé. Sa fille, Diane Lazarevic, lui envoie tout son amour.

« Coucou Papa. C’est Diane,

Où que tu sois, je suis avec toi. Continue à être fort. Moi, je me bats toujours pour toi. Ici, tout le monde va bien. Tout roule. Je sais que le gouvernement se mobilise pour toi.
Je sais que le temps est long. Mais pourtant il n’y a pas de doute, on va se retrouver.

Continue à être fort physiquement et mentalement. Moi, je continue à être forte pour toi. Je ne veux pas te savoir autrement qu’avec un pouce levé comme tu l’as donné encore il n’y a pas longtemps, à quelqu’un qui était avec toi et que j’ai rencontré.

Papa, je t’aime. On continue – toi, moi, la famille, tes amis et le gouvernement – pour toi. On a tous confiance. Je t’aime un milliard de fois. »

  • La sœur de Gilbert Rodriguès-Leal : « Gilbert, soit courageux. Ne perd pas espoir ! »

Alors qu’il revient de Mauritanie en camping-car, Gilberto Rodriguès-Leal est kidnappé par le Mujao, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest le 20 novembre 2012. L’identité de ses agresseurs ne sera connue qu’en janvier 2013 grâce à une revendication du groupe armé. Gervaise Rodriguès-Leal, la sœur de l’otage, lui demande de poursuivre le combat et de croire en sa libération.

« Gilbert, C’est Gervaise.

Je t’envoie ce petit message pour te dire qu’ici nous allons tous très bien. Nous ne t’oublions pas. Ne te fais pas de souci, Gilbert. On pense tous les jours à toi. Aussi, je t’envoie force et courage. Nous savons que ce que tu dois vivre doit être très dur. Je te demande de tenir bon.

Si tu entends ce message, Gilbert, sache que toute la famille, tes amis, nous sommes tous avec toi. On attend ton retour avec impatience.

Gilbert, soit courageux. Ne perd pas espoir. On t’aime tous très fort. Je t’aime très fort Gilbert. Je t’embrasse ».

 

DECRYPTAGE 31/12/2013 Part 1 & 2
06-01-2014

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