Centrafrique: pour Jean-Yves Le Drian, Idriss Déby reste un homme-clef dans la région

Le président tchadien Idriss Deby a reçu le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian le 1er janvier 2014 et la crise centrafricaine était au cœur de l'entretien.
© AFP/Brahim Adji

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian était, ce jeudi 2 janvier, à Bangui où il a rencontré des soldats français basés dans la capitale centrafricaine. Devant les militaires, le ministre a écarté le risque d'enlisement des troupes en Centrafrique, près d'un mois après le lancement de l'opération Sangaris qui peine, pour le moment, à mettre fin aux violences. La France est à la recherche d'une solution et consulte les pays partenaires d'Afrique centrale, comme le Gabon et le Congo. Après Bangui, Jean Yves le Drian s'est envolé pour Libreville puis Brazzaville. Auparavant, il était au Tchad, étape marquante de sa tournée africaine où il fut aussi question de la République centrafricaine.

Pour le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le président tchadien Idriss Déby reste est un homme clef dans la région, aussi bien dans la lutte contre le terrorisme que dans la gestion de la crise en Centrafrique.

« Le président tchadien a une vrai capacité d'entrainement vis à vis de ses pairs en Afrique Centrale. Lors du sommet de Paris, en décembre, c'est lui qui a fait le tour des chefs d'Etat pour obtenir des troupes pour la Misca (la Mission internationale de soutien à la Centrafrique) ; il a même été plus actif que Denis Sassou NGuesso, le médiateur de la crise centrafricaine », confie l'entourage de Jean-Yves Le Drian.

Cela dit, le rôle du Tchad reste controversé en RCA, certains éléments tchadiens étant accusés de soutenir les ex-rebelles Seleka. La solution qui a été trouvée « consiste à envoyer les 800 Tchadiens de la Misca dans le nord de la RCA. Cela va se faire en accord avec l'Union africaine et Idriss Déby », précise une source contactée par RFI qui ajoute que dans cette région « ils seront mieux acceptés » mais, notent cette fois-ci les observateurs, cela risque d’alimenter le spectre d'une partition de la République centrafricaine.

Parallèlement, la France a accepté d'aider le régime tchadien à rapatrier les 30 000 ressortissants Tchadiens en RCA. « En interne, c'est une manière pour Idriss Déby de montrer qu'il n'abandonne pas ses compatriotes en Centrafrique », conclu-t-on dans l'entourage du ministre.

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