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RDC

RDC: le colonel Mamadou Ndala inhumé ce lundi à Kinshasa

Levée du corps du colonel Ndala, à Kinshasa, le 5 janvier 2014.
© RFI/Kamanda Wa Kamanda

L'inhumation du colonel Mamadou Ndala, tué jeudi à Beni, est prévue ce lundi 6 janvier à Kinshasa. Le commandant des opérations du Nord-Kivu est enterré aux côtés de neuf autres militaires, deux de ses gardes corps et sept autres qui avaient trouvé la mort dans les événements du 30 décembre à Kinshasa. La levée des corps a eu lieu ce dimanche à Kinshasa.

A la morgue de la clinique de Ngaliema, elles sont nombreuses les familles qui attendent. Vêtue de rose, inconsolable, la veuve du colonel Mamadou Ndala cède à un parent son bébé d’environ 18 mois. Arrivent alors un à un les chefs militaires, dont deux généraux quatre étoiles.

Reportage à Kinshasa
06-01-2014 - Par Kamanda Wa Kamanda

La cérémonie doit débuter en début d’après-midi à Kinshasa, contrairement à ce que réclamait la population de Goma, très attachée à ce colonel. Beaucoup dans le Nord-Kivu le considéraient comme le héros de la victoire de l’armée congolais contre le M23.

Samedi 4 janvier, plusieurs centaines d'étudiants avaient même manifesté pour réclamer que le corps du colonel reste à Goma. Une manifestation dispersée par la police à coups de gaz lacrymogène. Pour eux comme pour beaucoup dans la province, l’heure est à la déception. C’est notamment le cas pour Bienvenu Matumo, membre du mouvement Lutte pour le changement, une organisation de la société civile du Nord-Kivu.

« C’est une déception totale que nous venons de subir. On croyait vraiment que Mamadou serait enterré à Goma, là où il a fait beaucoup d’efforts. Il y aurait été enterré avec beaucoup d’honneurs, beaucoup de respect. Pour nous, il est un modèle pour les autres combattants, les jeunes, les citoyens congolais. Mais en étant enterré à Kinshasa, à plus de 2000 kilomètres, où il n’est pas connu, il sera enterré comme d’autres Congolais. Cela confirme que le gouvernement ne veut pas toujours écouter la voix de son peuple.

Notre mouvement va écrire une lettre ouverte à monsieur le président de la République pour lui demander deux choses : mener une enquête sérieuse et indépendante pour découvrir les vrais auteurs de cet assassinat ; consacrer un site à Goma qui sera baptisé au nom du colonel pour immortaliser ce vaillant combattant. »

La société civile du Nord-Kivu appelle par ailleurs à observer une journée ville morte ce lundi 6 janvier en signe de deuil.

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