Mort de Patrick Karegeya, le gouvernement sud-africain met la pression sur la police

C’est dans cet hôtel ultra-sécurisé de Johannesburg que Patrick Karegeya a été assassiné.
© AFP PHOTO/ALEXANDER JOE

Le gouvernement sud-africain a condamné, jeudi 9 janvier, l'assassinat de Patrick Karegeya. L'ancien chef des renseignements extérieurs du Rwanda a été retrouvé mort, le 1er janvier, dans l'un des hôtels huppés de Johannesburg. Dans un communiqué, le ministre sud-africain de la Justice a demandé à la police et aux autorités judiciaires d'agir rapidement pour retrouver les responsables et les traduire en justice. Une enquête considérée comme prioritaire qui a été confiée aux Hawks, l'unité d'élite de la police, mais qui pour l’instant ne progresse pas beaucoup.

Pas d'arrestations, pas même de suspects ni aucune idée de là où se trouvent les auteurs de cet assassinat, c'est ce qu'a répété en boucle toute la semaine le porte-parole des Hawks. Des propos martelés après l'annonce par plusieurs médias sud-africains et mozambicains de l'arrestation de trois ressortissants rwandais à Maputo en lien avec l'assassinat de l'ancien chef des renseignements rwandais.

Démentis

Des informations que les polices des deux pays se sont empressées de démentir. Deux pays entre lesquels il n'existe dans tous les cas pas d'accord formel d'extradition.

Selon une source au sein des Hawks, l'équipe en charge de l'enquête se plaint de démarches parallèles menées par l'entourage de la victime. « Après la tentative d'assassinat contre le général Kayumba en 2010, la police était perdue. Sans les démarches de Patrick Karegeya, il n'y aurait jamais eu d'arrestations », rétorque un proche de l'ancien chef des renseignements extérieurs du Rwanda.

« On fait des progrès »

Dans une interview à la télévision publique sud-africaine, alors qu'il était une fois de plus interrogé sur ces arrestations, le porte-parole des Hawks a appelé tout individu ayant des informations à se présenter à la police, mais à ne surtout pas les diffuser dans les médias. Le capitaine Paul Ramaloko semblait passablement agacé. « On fait des progrès », se contente-t-il de dire à toute la presse.

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