RDC: crash d’un des deux drones de la Monusco

Le drone de la Monusco qui s'est écrasé ce mercredi 15 janvier sur l'aéroport de Goma, en RDC, après une «sortie de piste», selon l'ONU.
© RFI

En RDC, un mois à peine après sa mise en service très attendue, le premier drone de surveillance jamais utilisé dans une mission de paix de l’ONU, s’est écrasé ce mercredi matin sans faire victimes, sur l'aéroport de Goma. « Une sortie de piste », affirme l’ONU.

Juste après l’atterrissage, alors que le drone était encore à pleine vitesse, l’engin a dévié de sa trajectoire, avant de tomber dans un fossé. L’appareil est inutilisable avec le nez et l’aile de ce qui ressemble à un mini avion de 7 mètres de long qui sont complètement endommagés.

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Ce mercredi soir, l’enquête était toujours en cours pour savoir si une erreur de pilotage ou un problème technique sont à l’origine de l’accident.

Mais l'engin, un Falco de fabrication italienne, n’en est pas à son premier incident technique. En mai 2012 déjà, au Pakistan, un drone de surveillance du même type s’était écrasé à cause d’un problème technique.

L'engin sera remplace « dans moins d'un mois »

Une enquête a été ouverte sur les circonstances du crash du drone de la Monusco, ce mercredi 15 janvier sur l'aéroport de Goma, en RDC. © RFI

L’engin sans pilote « sera remplacé dans moins d’un mois », s’est en tout cas empressé d’affirmer la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco), tout en rappelant que la surveillance des régions du Nord et Sud-Kivu allait continuer grâce à un deuxième drone toujours en activité.

La surveillance sera toutefois ralentie avec un seul engin équipé d’une caméra et une autonomie de huit heures, en moyenne.

Un mois à peine après la mise en service de ces drones en grande pompe, cet incident fait tâche et tombe plutôt mal, alors que la Monusco a beaucoup communiqué sur cette innovation technologique - première du genre pour une mission de paix de l’ONU – ainsi que sur les informations que le drone allait pouvoir récolter sur les groupes armés qui pullulent dans l’est du Congo.

Ce mercredi soir, aucun expert n’était en mesure de confirmer si les données collectées par le drone pourraient être récupérées ou non.

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