Baisse de la piraterie dans le monde, sauf dans le golfe de Guinée

Des pirates se préparent à aborder un navire.
© AFP / MOHAMED DAHIR

Les actes de piraterie maritime ont chuté dans le monde en 2013 pour atteindre leur niveau le plus bas depuis six ans. C'est en Asie que l'on recense le plus d'incidents, mais les attaques les violentes se concentrent toujours en Afrique, selon le rapport annuel du Bureau maritime international. Le BMI se félicite de la chute des attaques de pirates au large de la Somalie, en revanche les données recensées au large des côtes ouest-africaine sont inquiétantes.

Quinze incidents ont été attribués à la piraterie somalienne en 2013 soit cinq fois moins que l'année précédente. Ces nets progrès, selon le Bureau maritime international (BMI), sont liés à la relative stabilisation politique en Somalie, qui est dotée d'un gouvernement central depuis septembre 2012.

Les armateurs ont aussi de plus en plus recours à des gardiens privés armés sur les navires, et leur effet dissuasif a sans doute joué, sans oublier les patrouilles aériennes et en mer des coalitions internationales de lutte contre la piraterie. Le BIM rappelle néanmoins que 64 personnes sont toujours otages de pirates somaliens et pour certaines depuis 2010.

Augmentation des actions armées dans le golfe de Guinée

Dans le golfe de Guinée en revanche la tendance est inquiétante. Les attaques sont à niveau constant et les prises d'otages de membres d'équipage ont augmenté l'an passé avec 36 kidnappings. La plupart des attaques sont perpétrées par des pirates nigérians lourdement armés, ils tirent parfois même des roquettes avant d'aborder un navire. Leurs otages sont en général relâchés après six à huit semaines au Nigeria après versement d'une rançon.

En 2013 les pirates nigérians toujours eux, ont également étendu leur rayon d'action au large du Gabon, de la Côte d'Ivoire et du Togo, et s'éloignent de plus en plus des eaux territoriales pour mener leurs attaques.