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Afrique

Catherine Samba-Panza Michel Djotodia République centrafricaine Seleka

Catherine Samba-Panza, nouvelle présidente de Centrafrique: pourquoi elle

media Catherine Samba-Panza à l'Assemblée nationale, à Bangui, après son élection à la présidence de la transition en RCA, le 20 janvier 2014. REUTERS/Siegfried Modola

Catherine Samba-Panza a été élue à la présidence intérimaire de Centrafrique ce lundi 20 janvier. Agée de 59 ans, elle succède à Michel Djotodia. Mme Samba-Panza est actuellement maire de Bangui, elle avait été nommée à ce poste en mai 2013. Après avoir été élue, elle a aussitôt pris la parole pour lancer un « appel vibrant » à déposer les armes.

Catherine Samba-Panza pouvait d’abord compter sur le soutien des femmes du Parlement provisoire. Les organisations féminines de la société civile ont soutenu sa candidature et l'ont même incitée à se présenter.

Militante associative nommée maire de Bangui en 2013 juste après la prise de pouvoir de Michel Djotodia, la nouvelle chef de l'État, pourtant chrétienne, avait aussi le soutien de l'ex-Seleka. Certains généraux, qui l'appellent « maman » ont ainsi salué son élection.

Même satisfecit de côté des anti-balaka. Si son mari est ancien ministre, la nouvelle présidente de transition bénéficie d'une image neutre et a toujours su se tenir éloignée des luttes de clan. Parmi les huit candidats, Catherine Samba-Panza, femme de caractère et mère de famille, était la seule candidate à pouvoir ainsi revendiquer le soutien des deux groupes armés ennemis.

Elle avait aussi les faveurs de la communauté internationale en charge de la médiation. La veille de l'élection, un diplomate européen la qualifiait de « candidate la plus valable de tous ».

Une femme de dialogue

Pour avoir travaillé vingt-cinq ans dans les assurances, Catherine Samba-Panza saura sans doute parfaitement évaluer les risques de la fonction qui est désormais la sienne.

Cette juriste en droit des assurances, formée à Paris, est aussi une femme de dialogue et de conviction. Le dialogue, elle a prouvé qu'elle en maîtrisait les rouages en coprésident en 2003 le dialogue national, qui fut à l'époque considéré comme un succès. Notamment pour avoir permis la réconciliation entre l'ancien président Dako et le Premier ministre Goumba.

Catherine Samba-Panza dirige ensuite l'organe chargé du suivi des conclusions du dialogue national. Elle a donc un oeil sur la politique, mais elle mène en parallèle une intense activité au sein de la société civile. Vice-présidente de l'Association des femmes juristes de son pays, elle représente aussi le Réseau des ONG des droits de l'homme au sein de plusieurs instances.

Considérée comme habile négociatrice, à l'écoute de ses interlocuteurs, Catherine Samba-Panza jouit d'une très bonne réputation à équidistance des familles politiques. Elle n'appartient ni à l'ex-Seleka ni a aucun parti. Dans le petit milieu des affaires banguissois, on la juge compétente et on l'espère incorruptible. L'an dernier, elle confiait au quotidien français La Croix avoir grandi sous l'influence d'un oncle diplomate. Et la diplomatie est sans doute une vertu cardinale à Bangui par les temps qui courent.

Un « appel vibrant » à déposer les armes

Catherine Samba-Panza – en tête au premier tour auquel participaient huit candidats – a recueilli au second tour du scrutin 75 voix, devançant l’autre candidat, Désiré Kolingba, fils d’un ancien chef de l’Etat, qui a obtenu 53 voix.

Peu après avoir été élue, la nouvelle présidente a pris la parole devant les parlementaires pour lancer un « appel vibrant » à renoncer aux armes.

Je lance un appel vibrant à mes enfants anti-balaka qui m’écoutent. Manifestez votre adhésion à ma nomination en donnant un signal fort de dépôt des armes. A mes enfants ex-Seleka qui m’écoutent également, déposez vos armes.
Catherine Samba-Panza Présidente de la transition de Centrafrique 20/01/2014 - par RFI écouter


 

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Commentaires

 
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