Libye: Ali Zeidan et son gouvernement sous pression

Le Premier ministre libyen Ali Zeidan lors d'une conférence de presse, le 20 octobre 2013.
© REUTERS/Ismail Zitouny

En Libye, nouveau face à face politique entre le Premier ministre, Ali Zeidan, et les islamistes du Parti pour la Justice et la construction (PJC). Les cinq ministres issus de ce parti ont en effet démissionné ce mardi 21 janvier, dans l’objectif de mettre, une fois de plus, le Premier ministre et son gouvernement en difficulté. En poste depuis un peu plus d’un an, Ali Zeidan est notamment critiqué pour ne pas être parvenu à rétablir l’ordre dans le pays, plus de deux ans après la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

Si aucun appel à la démission n'est indiqué, le communiqué du parti islamiste est néanmoins très clair. Il met en cause directement le Premier ministre, Ali Zeidan, critiqué notamment pour son incapacité à ramener la sécurité et l'ordre dans le pays.

« Zeidan a manqué à son devoir d'assurer la sécurité notamment dans les secteurs de l'électricité et du pétrole », peut-on lire dans le communiqué du PJC qui indique également, dans sa conclusion, que « le gouvernement n'est donc pas capable d'amener la Libye à bon port ».

Second groupe politique à l'assemblée, le PJC est considéré comme le bras politique des Frères musulmans libyens. Il dirigeait cinq ministères sur les trente-deux que compte le gouvernement, notamment les stratégiques portefeuilles de l'Electricité, du Pétrole et de l'Economie.

Ces démissions sont en fait une nouvelle tentative pour déstabiliser le Premier ministre et le pousser à la démission. Au congrès général national (CGN, Parlement), les opposants à Ali Zeidan ont tenté, ces derniers jours, de le pousser vers la sortie en appelant à un vote de « retrait de confiance ». Mais les détracteurs du chef du gouvernement n'ont jamais atteint le quorum nécessaire, à savoir 120 voix sur les 194 membres que compte le CGN.

Cependant et malgré les critiques, Ali Zeidan a de nouveau accusé les Frères musulmans de chercher à déstabiliser l'Etat et s'il n'a donné aucune précision sur sa gestion des ministères vacants, il a rappelé que, malgré les pressions, il ne démissionnerait pas.

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