Centrafrique: consultations en vue de la formation du nouveau gouvernement

Catherine Samba-Panza, le 20 janvier 2014.
© REUTERS/Siegfried Modola

En Centrafrique, à la veille de son investiture, Catherine Samba-Panza a poursuivi, ce mercredi 22 janvier, ses consultations en vue de la nomination de son futur Premier ministre et de la formation d'un gouvernement de transition. La nouvelle présidente de transition centrafricaine doit prêter serment ce jeudi 23 janvier, dans l'après-midi, alors que des affrontements opposant des civils à des combattants de l'ex-rébellion Seleka ont eu lieu mercredi matin, près d'un camp militaire de la capitale.

Catherine Samba-Panza recevait, mardi 21 janvier, plusieurs généraux de la Seleka venus la féliciter mais aussi lui rappeler que l’ex-rébellion est encore là, avec 7 000 hommes armés, toujours cantonnés dans Bangui.

« Rien ne pourra se faire sans la Seleka », disait, mardi, un de ses leaders. Il espère qu’après la démission de Michel Djotodia, la Seleka parviendra, en contrepartie, à négocier plusieurs ministères dont la Défense et l’Intérieur et qu’elle aura son mot à dire dans le choix du Premier ministre qui sera nommé après l’investiture de la présidente, prévue pour jeudi 23 janvier après midi.

Ce mercredi 22 janvier, c’était au tour des représentants anti-balaka d’être reçus par la présidente, eux aussi pour la féliciter et faire valoir leurs revendications. Le lieutenant Konaté, jeune leader du mouvement, a lu une lettre à Catherine Samba-Panza dans laquelle il se dit prêt à déposer les armes tout en demandant la réinsertion des anti-balaka dans l’armée régulière ainsi qu’une représentation de la milice chrétienne au sein du CNT, le Parlement provisoire.

Enfin, les anti-balaka – qui ne se sont pas opposés à l’idée d’un Premier ministre musulman – revendiquent également deux ministères, à savoir la Défense et l’Agriculture « simplement », disent-ils, « parce qu’avant de prendre les armes, beaucoup d’anti-balaka travaillaient dans les champs. »


Une journée marquée par des violences

« Journées de violence extrême à Bangui », selon les mots de la Croix-Rouge centrafricaine. Sept personnes ont été tuées mardi ; six ce mercredi et surtout 27 blessés, presque tous à l’arme blanche, souvent grièvement.

La violence évolue ; elle est de plus en plus le fait de civils armés de couteaux ou de machettes qui s’en prennent à d’autres civils en pleine rue pour voler leurs biens ou simplement en raison de leur appartenance communautaire.

Ce mercredi matin, trois corps ont été récupérés après une manifestation d’habitants qui demandaient le départ des Seleka du site de cantonnement de Kassaï, non loin du centre-ville. Les trois autres personnes ont été tuées au niveau de la sortie nord de Bangui, autour du quartier Pk13 où des anti-balaka ont pillé et brûlé une mosquée.

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