Un bateau pirate arraisonné au large d'Oman

Le Siroco, bâtiment de transport de chalands de débarquement (TCD), a quitté Toulon le 18 novembre 2013 pour rejoindre l’opération Atalante de lutte contre la piraterie en océan Indien.
© DR Marine nationale

C'est la première attaque de pirates cette année dans le golfe d'Aden, près de la corne de l'Afrique. Samedi, le Siroco, un navire de la force navale européenne Atalante, chargée de lutter contre la piraterie, a intercepté un boutre à environ 75 km au large du sultanat d'Oman. Une embarcation suspectée d'avoir servi de base à des pirates ayant tenté d'araisonner, la veille, un pétrolier dans la zone. Onze hommes d'équipage d'origine indienne et retenus en otages ont été libérés. Cinq pirates somaliens présumés ont été arrêtés et sont dans l'attente de leur sort.

C'est un appel de détresse qui déclenche l'alerte. Celui lancé par un pétrolier victime d'une attaque de pirates, finalement repoussée par des gardes armés embarqués à bord du tanker.

Le Siroco repère alors un boutre suspecté d'avoir servi de vaisseau-mère aux assaillants.
Le navire se met en chasse, aidé par un avion et un hélicoptère japonais. Le lendemain, il passe à l'action avec une interception menée par un hélicoptère et un bateau rapide. Pris par surprise, les pirates présumés se rendent, après avoir eu le réflexe de jeter leur matériel à la mer, notamment des armes, affirme le contre-amiral Hervé Bléjean, le commandant de la force Atalante.

Pour l'officier français, cette arrestation envoit un message clair. « Nous avons montré un signal important, montrant qu'il n'y a pas d'impunité pour les pirates dans cette région du monde et que nous continuons à donner, et que la piraterie n'est pas un bon business pour eux. »

Un business sérieusement mis à mal. L'an dernier, 15 incidents avaient été enregistrés au large de la Somalie, contre 75 en 2012, selon le Bureau maritime international.
Dans ce premier cas en 2014, les otages ont été pris en charge, interrogés, avant de reprendre la mer lundi. Leurs témoignages serviront lors d'un éventuel procès des pirates, en attendant que la procédure judiciaire, toujours très complexe dans ce type d'affaire, se clarifie.

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